Les 5 améliorations marquantes de Zelda Ocarina of Time sur Switch 2 par rapport à la version Nintendo 64

Titre original : Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

Après avoir pu poser mes mains sur la version Switch 2 de Zelda : Ocarina of Time, le constat est clair : ce n’est pas un simple dépoussiérage. Nintendo a métamorphosé son monument de 1998. Elle promet d’en faire, encore une fois, une aventure moderne, fluide et toujours magique. De l’ergonomie au doublage en passant par des pans de gameplay inédits, j’ai sélectionné les cinq évolutions majeures qui m’ont le plus marqué lors de ma prise en main.

Sommaire

  • 1 - Graphismes : et la lumière fut
  • 2 - Exploration : (Navi)gation en terre inconnue
  • 3 - Contenu inédit ? L'amphithéâtre des monstres et les pensées de Navi
  • 4 - Voix et doublage : Navi n'est plus seule
  • 5 - Une musique enfin libre
Changements majeurs

Ici, je ne parle que des changements majeurs que je retiens. Il en existe bien sûr beaucoup plus. Les plus évidents étant le 60 FPS ou la caméra libre. Je vous ai fait la liste qui se veut exhaustive dans un article dédié.

1 - Graphismes : et la lumière fut

Si les premiers trailers de présentation mettaient déjà l'eau à la bouche, c'est encore plus impressionnant manette en main. Comme en 1998, Nintendo se sert des techniques d'infographie modernes pour proposer à nouveau un jeu aux allures de conte de fées.

Globalement, tout le jeu semble plus dense. Ça saute aux yeux en ce qui concerne le village Kokiri (la végétation) et le bourg d'Hyrule (les gens), mais c'est aussi le cas pour la plaine centrale.

Mais la grosse différence ici tient surtout aux effets de lumière. Le studio responsable (encore inconnu aujourd'hui) a intégré l'éclairage volumétrique : une technique qui permet de simuler le parcours de la lumière grâce aux particules présentes dans l'atmosphère (poussière, fumée, brouillard, humidité).

De quoi s'assurer de voir l'intégralité des environnements sous un autre jour, mais aussi sous une autre nuit : soleil et lune se laissent la place de façon naturelle dans le remake ! Plus besoin de retourner sur la plaine d'Hyrule pour faire avancer la journée.

2 - Exploration : (Navi)gation en terre inconnue

Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

C'est un petit détail mais auquel j'accorde de plus en plus d'importance avec les années qui passent. Quand il est possible et pertinent de le faire, j'aime bien désactiver l'interface. Enlever toutes les indications qui sont à l'écran. Quelque chose que certains studios permettent de faire. C'était le cas de Housemarque avec Saros ou de Capcom avec Onimusha pour prendre pour exemple des jeux sortis récemment. Selon le jeu, Nintendo le propose aussi.

En tout cas pour ses Zelda en 3 dimensions puisque Breath of the Wild et Tears of the Kingdom le proposent. Et Ocarina of Time sur Switch 2 le reprend à son compte avec trois modes d'affichage distincts :

  • Normal : toutes les indications de base sont affichées à l'écran. Vies restantes ; mini-carte en bas à droite ; arme équipée en haut à droite...
  • Pro : on suppose qu'il réagit de la même façon que dans Breath of the Wild, en ne conservant que les cœurs et la barre de magie.
  • Expert : rien d'affiché à l'écran.

Proposer cette option, c'est pouvoir offrir des expériences différentes. Mais surtout la possibilité de s'immerger encore plus dans un jeu, je le redis, pensé comme un conte de fées.

Avec HUD

Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

Sans HUD

Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

3 - Contenu inédit ? L'amphithéâtre des monstres et les pensées de Navi

L'amphithéâtre des monstres et les pensées de Navi (traduction littérale de l'anglais "Navi's Thoughts, cela même étant une traduction non officielle du japonais) constituent les véritables nouveautés en termes de contenu de ce remake d'Ocarina of Time.

L'amphithéâtre des monstres est une espèce de musée où le joueur peut redécouvrir les ennemis qu'il a vaincus. Même refaire les combats de boss et se chronométrer ! Les pensées de Navi sont des interactions avec la fée, l'alliée de Link, à trouver dans la plaine d'Hyrule et ailleurs.

Je parle de contenu vraiment inédit ici parce que ces deux fonctionnalités ne figuraient pas dans le jeu de base. Pour autant, surtout en ce qui concerne le premier, il s'agit à première vue de recyclage de combats déjà intégrés au jeu original. Quelque chose déjà apporté par l'épisode 3DS en plus de cela.

Reste que j'ai envie de voir le verre à moitié plein et me dire que Nintendo a caché d'autres nouvelles activités. Rappelez-vous : pour Tears of the Kingdom, il n'avait pas du tout mentionné les profondeurs ! En tout cas, c'est clairement l'une des carottes qui va me faire galoper avec Epona dans Hyrule.

4 - Voix et doublage : Navi n'est plus seule

Je ne vous apprends rien en vous disant que Zelda est l'une des plus grosses licences de l'histoire du jeu vidéo. Elle fête ses 40 ans : une éternité ! Tous ses jeux se mélangent dans un même univers, à l'histoire parfois tellement complexe que même Nintendo doit mettre les points sur les i dans des communiqués officiels.

Toujours est-il que chaque épisode profite de ce terrain de jeu énorme, en prenant parfois des éléments déjà existants. Tears of the Kingdom, pour ne parler que de lui, m'a marqué pour ses multiples références à Ocarina of Time. Surtout au niveau de la narration et de l'histoire. Un récit plus fort, plus prenant que son prédécesseur grâce à ce qu'il raconte. Un petit rappel d'une cinématique époustouflante.

Quelque chose de plus proche de OoT donc, dont j'ai hâte de retrouver quelque chose qui manquait en 1998 : les doublages des personnages principaux pendant les cinématiques. Ocarina of Time n'est peut-être pas considéré comme le jeu à la meilleure histoire. Mais reste que c'est lui qui pose la majorité des fondations du lore d'Hyrule. C'est lui qui porte le plus ce souffle épique de la licence.

Avoir un casting (en VF s'il vous plaît !) de qualité permet de donner encore plus de poids à tout ça. Puis, franchement, on ne pouvait pas laisser Navi être la seule du jeu à prononcer des mots clairement intelligibles. Si ?

5 - Une musique enfin libre

Ce souffle épique bien sûr, il est aussi porté par la musique. ET LÀ, pour le coup, c'est souvent Ocarina of Time qui est cité comme la référence absolue de la licence pour ça. Encore une fois, parce que c'est lui qui pose la majorité des piliers du monde de la licence en tant que premier Zelda en trois dimensions. Le thème de la Vallée Gerudo, la berceuse de Zelda... des musiques iconiques encore fredonnées aujourd'hui.

La bande originale d'Ocarina of Time est marquante d'autant plus qu'il s'agit d'une prouesse technique à l'époque. La Nintendo 64 ne dispose pas d'un lecteur de CD (à l'inverse de la PS1 par exemple) et doit même utiliser son processeur pour gérer la musique. Koji Kondo, le compositeur, en tire profit pour proposer une musique vivante qui réagit au comportement de Link dans la plaine d'Hyrule. C'est à se demander si ce monsieur ne travaille pas mieux quand il dispose de moyens limités !

Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

Au-delà du fait de devoir composer sans carte son, Kondo doit aussi écrire sa musique avec une autre contrainte : la mémoire de la cartouche. Elle fait 32 Mo à l'époque. L'équivalent de 10 chansons maximum aujourd'hui. Il arrive pourtant à faire 82 morceaux pour le jeu (à titre de comparaison, Final Fantasy 7 sort sur PS1 avec 85 morceaux directement lus sur le CD) malgré une limitation de notes utilisables ! Quelque chose qu'il explique en septembre 2005, dans le Nintendo Power n°195 :

J'ai dû créer toutes ces mélodies mémorables avec seulement cinq notes de la gamme classique do-ré-mi. Plus précisément : ré, fa, la et si (ainsi que le ré de l'octave supérieure).

Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64Zelda Ocarina of Time : après y avoir joué, voici les 5 nouveautés de la version Switch 2 que je retiens par rapport à la version Nintendo 64

Dans le même article, on peut aussi lire qu'il aimerait "disposer d'un orchestre de 50 musiciens" pour accompagner les grosses scènes d'action de The Legend of Zelda : Twilight Princess. Plus de 20 ans se sont écoulés depuis et son rêve de voir un orchestre pour un jeu Zelda s'est réalisé, avec Skyward Sword finalement. Un désir peut-être né de cette frustration de l'époque de ne pas avoir les moyens de son ambition.

Avec ce remake d'Ocarina of Time et ses musiques réorchestrées, Koji Kondo (si c'est lui à la baguette) a pris sa revanche. Lui, comme sa musique, vont pouvoir enfin s'exprimer pleinement afin de conter cette expérience incontournable du jeu vidéo.

Mais ce sont surtout les joueurs qui vont en prendre la pleine mesure le 05 novembre, avec la sortie du jeu en exclusivité sur Nintendo Switch 2.