Un développeur indépendant propose une alternative aussi savoureuse qu’inattendue à GTA 6 sur PC. Plongez dans l’Istanbul des années 70 avec ALATURKA, un monde ouvert au doux parfum de nostalgie PS2, de criminalité et de viande grillée.
La nouvelle pépite qui agite les listes de souhaits de la plateforme de Valve nous emmène dans un Bosforus rétro, chaotique et impitoyable, où l'on gagne sa vie à grands coups de couteau à kebab.
Un aller simple pour le Bosforus des seventies
L'originalité de ce titre réside avant tout dans son cadre spatio-temporel franchement dépaysant. ALATURKA fait le pari d'explorer les années 1970. Vous débarquez en ville avec les poches désespérément vides pour travailler chez votre oncle, fier gérant d'un restaurant typique. Votre modeste quotidien est le suivant : Découper la broche tournante, charger votre fidèle triporteur et foncer à travers les embouteillages d'une ville tentaculaire bâtie à cheval sur deux continents.
Mais attention, la marchandise refroidit vite et le salaire frôle l'indécence. Évidemment, comme dans toute bonne recette héritée de l'ère 128 bits, les livraisons honnêtes glissent rapidement vers des affaires beaucoup plus sombres. Entre deux ruelles crasseuses, des locaux aux intentions douteuses vous proposeront des contrats illégaux, bien plus lucratifs, mais avec le risque évident de vous faire canarder par la police locale.

Quand l'Unreal Engine 5 fait un bond dans le passé
Burak Akşahin, le créateur qui opère sous le nom de bufuak, n'est pas qu'un simple développeur solitaire. Il est également formateur sur le célèbre outil d'Epic Games. Ce projet un peu fou a d'ailleurs débuté comme un véritable cas pratique. L'ensemble du développement a été diffusé en direct sur internet pour permettre à ses étudiants d'observer la création d'un monde ouvert de A à Z. Au fil des mois, le créateur a sciemment abandonné les modèles ultra-détaillés pour adopter cette patte visuelle basse définition si caractéristique de nos vieilles consoles.
Le but de la manœuvre est double : asseoir une ambiance poisseuse et garantir une fluidité impeccable sur un maximum de machines. On parle ici de quartiers reconstitués à partir d'images satellites de la vraie Istanbul, rythmés par un cycle jour/nuit et bercés par une bande-son gavée de rock psychédélique anatolien.

Faut-il une machine de guerre pour livrer des döners ?
La bonne nouvelle pour les joueurs modestement équipés, c'est que l'optimisation reste au cœur de la démarche du studio indépendant. Le développeur assure déjà que l'aventure tourne de manière fluide sur le Steam Deck, ce qui augure d'excellentes performances pour la majorité des ordinateurs actuels. Toujours dépourvu de date de sortie ferme, le jeu continue d'être peaufiné en temps réel grâce aux retours de la communauté. Pour vous donner une idée précise de ce qu'il faudra sous le capot pour arpenter le bitume turc sans saccade, voici les configurations annoncées :
| Configuration minimale | Configuration recommandée | |
| Système d'exploitation | Windows 10 (64-bit) | Windows 10 / 11 (64-bit) |
| Processeur | Intel Core i5-4460 / AMD FX-6300 | Intel Core i5-8400 / AMD Ryzen 5 2600 |
| Mémoire vive (RAM) | 8 Go | 16 Go |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce GTX 960 / AMD Radeon R7 370 | NVIDIA GeForce GTX 1050ti (6GB) / AMD Radeon RX 480 |
| Espace disque | 4 Go | 4 Go |