Le succès inattendu de Dressmaker : un jeu vidéo de création de vêtements qui séduit 98% des joueurs

Titre original : 98% des joueurs convaincus par un jeu vidéo... de création de vêtements

Derrière ses allures de jeu de couture paisible, Dressmaker dissimule une mécanique hilarante qui fait le bonheur des joueurs les plus taquins. Avec des milliers d’évaluations extrêmement positives sur la plateforme de Valve, cette simulation de stylisme vous propose de tailler des costumes sur mesure… ou de ruiner la réputation de vos clients avec un malin plaisir.

Le vent de douceur qu'est Dressmaker nous vient d'une équipe rattachée à un éditeur d'ordinaire habitué aux effusions d'hémoglobine pixelisée.''' En effet, derrière ce projet se cache la petite cellule Cozy Lives, chapeautée par Free Lives, les créateurs des très nerveux et sanglants GORN ou Broforce.

Un atelier virtuel tissé avec amour et précision

Le concept de base a absolument tout pour séduire les amateurs d'expériences relaxantes à la recherche de leur dose de sérotonine quotidienne. Dans ce titre vendu pour une quinzaine d'euros, vous incarnez une couturière de province démarrant son activité avec une simple machine à coudre d'époque et une liste d'attente de villageois exigeants. L'immersion est construite autour de mécaniques d'artisanat étonnamment ancrées dans la réalité du stylisme. Vous devez sélectionner minutieusement vos étoffes, positionner les pièces de votre patron en respectant le droit fil ou le biais, puis assembler le tout avant d'ajouter les finitions décoratives.

La plateforme de Valve affiche d'ailleurs un succès retentissant pour cette simulation, avec un statut extrêmement positif. Outre la gestion pointue des différentes matières comme la soie, le lin ou le velours, le jeu a l'immense mérite de proposer une boucle de gameplay extrêmement satisfaisante. Vous prenez les commandes de clients variés, vous exposez vos plus belles créations en vitrine, et cerise sur le gâteau, vous pouvez même prendre quelques minutes de pause pour gratouiller le chat de la boutique. Tout semble parfait dans le meilleur des mondes pour s'offrir une session de jeu apaisante avec un bon thé chaud.

98% des joueurs convaincus par un jeu vidéo... de création de vêtements

Le diable s'habille en papier bulle

La véritable magie de l'expérience réside dans la liberté totale d'ignorer les requêtes de vos clients. Pourquoi se contenter de fabriquer exactement ce qui est demandé quand on peut délibérément saboter la garde-robe de toute une ville ?

Au début, la rébellion commence par de petites optimisations budgétaires mesquines, comme remplacer un tissu noble par une alternative bon marché dans l'espoir que le client n'y voie que du feu. Mais très vite, les joueurs se sont rendu compte qu'ils pouvaient orchestrer des catastrophes sociales absolues grâce à de simples coups de ciseaux. Certains stylistes en herbe se font une joie d'intégrer des jouets couineurs dans un voile de deuil sombre, ou encore de tailler la tenue de travail d'un agriculteur dans une délicate organza de soie, garantissant qu'elle se déchirera piteusement au milieu du marché dominical.

La communauté a d'ailleurs commencé à rédiger des guides complets pour réussir les pires faux pas de la mode sans pour autant détruire la réputation globale de leur atelier. Le système de fabrication possède tout de même ses propres limites pour éviter que le jeu ne devienne trop permissif face à vos délires créatifs. Si vous tentez de livrer une robe rouge vif à un client qui exigeait une tenue de camouflage pour passer inaperçu, le jeu vous la renverra immédiatement pour que vous corrigiez le tir de manière plus subtile.