La Neo-Geo AES : La console de jeu la plus chère de l'histoire et son retour en 2026 à un prix accessible

Titre original : La console de jeu grand public la plus chère de tous les temps est sorti en 1990. En euros de 2026, elle serait facturée 1300€

Bien avant les consoles vendues à plus de 700 ou 800 €, un constructeur japonais avait poussé le concept de machine haut de gamme beaucoup plus loin. Au début des années 1990, il fallait dépenser une petite fortune pour s’offrir cette console, sans même parler du prix de ses jeux.

À une époque où Nintendo et Sega se disputent les salons, SNK choisit une voie radicalement différente. Avec la Neo-Geo AES, le constructeur ne cherche pas vraiment à démocratiser le jeu vidéo : il veut permettre aux particuliers de retrouver chez eux une expérience quasiment identique à celle des salles d'arcade. Une ambition qui explique en grande partie son prix devenu légendaire.


Une véritable borne d'arcade à installer dans son salon

Lancée au Japon le 26 avril 1990, la Neo-Geo AES est intimement liée à une autre machine de SNK : le Neo-Geo MVS, le système destiné aux bornes d'arcade. Et pour cause, les deux reposent sur une architecture extrêmement proche, permettant à l'AES de proposer à domicile des versions des jeux pratiquement identiques à celles disponibles dans les salles. Une promesse impressionnante à une époque où les adaptations sur consoles impliquent généralement d'importantes concessions techniques.

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La console de jeu grand public la plus chère de tous les temps est sorti en 1990. En euros de 2026, elle serait facturée 1300€

La puissance a toutefois un prix. Au Japon, la machine est proposée à 58 000 ¥, tandis qu'aux États-Unis, son fameux « Gold System », pack commercial comprenant console, joysticks, carte mémoire et 1 jeu, atteint $649,99. Rapportée au pouvoir d'achat actuel, la somme correspond à environ 1 300 € selon les méthodes de conversion et d'inflation retenues. Surtout, acheter la console ne représente qu'une partie de la dépense : les cartouches peuvent coûter autour de $200 à l'époque, soit parfois presque autant qu'une console concurrente complète.


Une console de luxe devenue culte

Ce positionnement hors norme explique pourquoi la Neo-Geo n'a jamais réellement joué dans la même catégorie commerciale que les consoles de Nintendo ou Sega. Mais il contribue aussi à construire sa réputation. Son catalogue accueille notamment plusieurs séries qui deviennent emblématiques de SNK et du jeu de combat, comme Fatal Fury, The King of Fighters ou Samurai Shodown, tandis que Metal Slug s'impose quelques années plus tard comme l'une des références du run and gun.

La console de jeu grand public la plus chère de tous les temps est sorti en 1990. En euros de 2026, elle serait facturée 1300€

La particularité de la machine se retrouve jusque dans ses cartouches, énormes comparées à celles de nombreuses consoles contemporaines et capables d'embarquer des quantités de données considérables pour l'époque. La Neo-Geo devient ainsi une sorte d'objet de prestige : une machine pensée pour reproduire l'arcade à domicile sans les compromis habituels. Plus de trois décennies plus tard, cette philosophie reste suffisamment singulière pour que SNK décide de la ressusciter.


36 ans plus tard, la Neo-Geo revient

Le 12 novembre 2026, la NeoGeo AES+ doit reprendre le concept de la machine originale dans une reproduction à l'échelle 1:1. Plutôt que de simplement intégrer un émulateur dans une coque rétro, SNK et Plaion Replay annoncent un système utilisant des circuits spécifiques et surtout compatible avec les anciennes cartouches AES. Une sortie HDMI en 1080p permet néanmoins de connecter facilement la console aux téléviseurs modernes.

Cette fois, le ticket d'entrée sera nettement moins extravagant : 199,99 € pour la console accompagnée de son stick arcade. Une Anniversary Edition à 299,99 € ajoutera notamment une carte mémoire et Metal Slug, tandis qu'une Ultimate Edition à 899,99 € réunira la console, plusieurs contrôleurs et dix reproductions de cartouches. Trente-six ans après l'originale, même sa réédition conserve donc un certain goût pour la démesure.