Alors que Palworld a enfin soufflé la bougie de sa version finale cet été, un nouveau challenger s’apprête à bousculer la hiérarchie des jeux de capture de monstres. Prévu pour le 16 septembre 2026, Aniimo promet une approche radicalement différente où l’osmose remplace l’exploitation industrielle.
L'été 2026 aura été marqué par le déploiement de la très attendue version 1.0 de l'ogre développé par Pocketpair, confirmant son statut de phénomène culturel incontournable. Mais le monde vidéoludique déteste le vide, et les joueurs en quête de nouvelles contrées lorgnent déjà vers la semaine prochaine. C'est en effet le 16 septembre que Pawprint Studio déploiera son ambitieux free-to-play sur nos machines. L'heure n'est plus à se demander si nous avons affaire à un simple clone opportuniste, mais plutôt de comprendre comment deux philosophies s'affrontent sur nos disques durs.
Survivre à l'usine ou fusionner avec la nature ?
La différence fondamentale entre ces deux titres réside dans le rapport que le joueur entretient avec son environnement et ses créatures. Dans la production de Pocketpair, votre avatar se réveille dénué de tout et doit rapidement plier la faune locale à sa volonté pour survivre. Le gameplay s'articule autour d'une boucle de survie classique impliquant la gestion de la faim, la récolte intensive de matériaux et la fabrication d'armes à feu. Les Pals sont avant tout des ressources : on les envoie à la mine, on les équipe de fusils d'assaut ou on les consomme en cas de disette. C'est cette dimension satirique assumée, souvent résumée par l'expression de Pokémon avec des flingues, qui a forgé l'identité de ce succès planétaire.

Le nouveau projet de Pawprint Studio prend le contre-pied total de cette brutalité assumée en misant sur l'exploration immersive et la connexion. Sur les terres d'Idyll, la capture via les Aniipods se veut plus tactique, demandant d'analyser la météo, l'heure et l'environnement pour poser des pièges réfléchis. Surtout, la mécanique centrale d'Aniimo repose sur la "fusion". Au lieu d'utiliser vos compagnons comme de simples outils de destruction ou de labeur, vous ne faites qu'un avec eux. En adoptant littéralement leur perspective, vous exploitez leurs compétences uniques pour résoudre des énigmes environnementales, creuser, voler ou triompher des combats. Il s'agit d'une aventure qui valorise la synergie et la découverte plutôt que la domination pure.

Multijoueur et construction : de la forteresse au camping-car
L'approche sociale et architecturale distingue également très nettement ces deux univers d'exploration. Les vétérans des îles Palpagos le savent bien : bâtir une base est une nécessité absolue pour progresser dans l'arbre technologique, automatiser la production et se défendre contre les raids incessants du Syndicat de Rayne ou d'autres joueurs. Les serveurs accueillant jusqu'à 32 participants se transforment vite en vastes zones industrielles fortifiées, où l'optimisation prime sur l'esthétique. Le défi est permanent et le système de criminalité (avec ses troupes de défense qui vous traquent sans relâche) maintient une tension constante.
Chez son rival imminent, la dimension multijoueur s'inspire davantage du MMO convivial et du mode de vie nomade. Chaque joueur possède son propre camping-car, véritable hub mobile qui fait office de foyer chaleureux. Vous pouvez l'aménager, y planter des cultures et y interagir paisiblement avec vos créatures. Ce sanctuaire roulant se gare dans des campements partagés, favorisant les rencontres impromptues avec les autres explorateurs. Pour ceux qui recherchent l'adrénaline, le titre intègre un mode PvPvE dynamique baptisé "Chasse aux œufs", permettant de s'allier en escouades de trois pour affronter d'autres équipes sur les mystérieuses Îles perdues.