Netflix ferme deux de ses studios de jeux vidéo. Qu’est-ce qui se passe dans la partie gameplay du géant du streaming ? On voit ça ensemble.
Mais que se passe-t-il au sein de la division jeu vidéo de Netflix ? Le studio Night School (Oxenfree), racheté en 2021 par le géant du streaming, met la clé sous la porte, révèle Game File dans un article publié la semaine dernière. Dans le même temps, le journaliste Stephen Tolito affirme que l’entreprise prévoit de fermer Moonloot, dont le premier projet ne verra jamais le jour, et supprime également des emplois au sein de sa propre équipe de développement.
Ce n’est pas une première pour Netflix. En octobre dernier, c’en était fini de Boss Fight Entertainment, une équipe spécialisée dans les jeux mobiles fondée en 2013 et acquise en 2022. Encore avant, en 2024, c’est la Team Blue qui y passait. Ce studio interne, composé de vétérans de l’industrie (qui ont notamment travaillé sur Overwatch, Halo et God of War) devait offrir au géant américain son premier triple-A. Finalement, la structure sera dispersée aux quatre vents, et son projet de blockbuster avec.
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“Renommée mondiale”
Depuis 2024-2025, la division jeu vidéo de Netflix, sous la houlette d’Alain Tascan (ex-Epic Games), est en pleine “rationalisation”. La société s’est concrètement lancée dans le secteur du jeu vidéo en 2021 avec l’arrivée de titres mobiles inclus dans son offre par abonnement, sans frais supplémentaire ; et le rachat de Night School. À l’annonce de cette première acquisition, l’entreprise déclarait : “Nous continuerons de travailler avec des développeurs du monde entier et de recruter les plus grands talents du secteur pour élaborer une collection de jeux exclusifs”.
En marge de ce “Game Pass mobile”, qui va s’étoffer de façon assez impressionnante avec le temps (GTA Trilogy, Dead Cells, Kentucky Route Zero), Netflix achète d’autres développeurs et fonde même son propre studio, à Helsinki, qui sera ensuite suivi de Team Blue, basé en Californie. Le but est donc de produire des jeux Netflix first-party, notamment à partir de franchises maison, tout en enrichissant le catalogue sur mobile. Fin 2023, la société annonce avoir 86 jeux disponibles et près de 90 autres en développement. En parallèle, elle expérimente également une fonction de cloud gaming sur TV et PC.
“(La création de notre studio de jeu vidéo en Finlande) s'inscrit dans notre vision de bâtir un studio de jeux de renommée mondiale” - Netflix, en 2022

En quête d’équilibre
Dans un premier temps, Netflix voit donc les choses en grand. Sans doute en trop grand. Dans une déclaration fournie à Game File, un porte-parole de Netflix déclare que la fermeture de Night School et de Moonloot est une occasion pour la société de “mieux cibler son action”. Autrement dit se concentrer tout particulièrement sur ses secteurs porteurs : les jeux pour enfants (via Netflix Playground), les jeux de société et les jeux très grand public (via le cloud), comme le récent FIFA.
Dans une conférence téléphonique sur ses résultats du 2ᵉ trimestre 2026, le co-PDG de Netflix affirme que le nombre de joueurs actifs mensuels des jeux en cloud a été multiplié par 11 entre octobre 2025 et juillet 2026. Du côté du Playground dédié aux plus jeunes, l’entreprise note un nombre de joueurs quotidiens multiplié par trois depuis le lancement, en avril dernier.
“Encore une fois, nous n’en sommes qu’au tout début. Nous ne faisons qu’effleurer le potentiel total que ce secteur peut représenter pour nous”, poursuit Gregory K. Peters, co-PDG de l’entreprise. “Vous allez nous voir continuer à ajuster et affiner notre niveau d’investissement dans ce domaine. Celui-ci reste encore très faible par rapport à nos dépenses globales en contenus, et nous continuerons à le faire évoluer en fonction des performances constatées, de ce qui fonctionne auprès de nos abonnés et de ce qui génère des retombées pour notre activité”.