Alors que la franchise Jurassic Park tourne en rond depuis des années avec des suites répétitives, le réalisateur David Robert Mitchell propose sa version du film de dino avec ‘‘La Fin d’Oak Street’’, de quoi détrôner la saga culte ?
Pendant des décennies, le mot « dinosaure » au cinéma s'est résumé à une seule et unique licence : Jurassic Park. Seulement, la franchise lancée par Steven Spielberg en 1993 a progressivement troqué l'émerveillement et la terreur pure contre une formule industrielle sans saveur.
Entre des scénarios prévisibles, des personnages secondaires stéréotypés et un usage gargantuesque d'effets numériques sans âme, les derniers opus peinent cruellement à convaincre. La déception récente autour de Jurassic World Rebirth n'a fait que confirmer cette lassitude générale.
David Robert Mitchell réalisateur de It Follows tente pourtant sa propre version du film de dinosaures avec La Fin d’Oak Street. Porté par Anne Hathaway et Ewan McGregor, ce thriller fantastique a des premiers retours positifs, l’érigeant même en exemple par rapport à ce que devrait faire Jurrasic Park.
Un quartier de banlieu transporté au Jurassique

Plutôt que de renvoyer une énième équipe de scientifiques sur une île isolée contrôlée par une corporation sans morale, David Robert Mitchell fait un choix bien différent. Le pitch est simple : suite à un phénomène cosmique inexplicable, tout un quartier d’une banlieue américaine se retrouve parachuté en pleine ère préhistorique. La famille Platt doit alors réapprendre à cohabiter dans cet environnement hostile où les créatures préhistoriques règnent en maître.
D’après les premières critiques, le résultat surprend par son équilibre parfait entre l'aventure familiale typique des années 80 et une tension organique redoutable.
Sur les réseaux sociaux et dans les colonnes des critiques, l'enthousiasme des journalistes américains se fait sentir. Le critique David Ehrlich du média IndieWire résume parfaitement ce sentiment général en comparant le long métrage à la franchise historique :
La Fin d’Oak Street est tout simplement génial. Hilarant, au rythme parfait, dans le style d’Amblin mais d’une méchanceté incroyable, avec Anne Hathaway qui descend un T-Rex à coups de fusil… Ce film offre plus de plaisir en cinq minutes que toute la franchise Jurassic depuis les années 90.
Une claque d'action et d'émotion qui renvoie Universal à ses études
Ce qui frappe à la lecture des premiers retours, c'est l'unanimité autour de la mise en scène. David Robert Mitchell prouve qu'il n'y a pas besoin d'aligner des budgets pharaoniques pour susciter la peur ou l'émerveillement. En s'appuyant sur l'interprétation solide de son duo d'acteurs principaux et sur des séquences de pur suspense, le film parvient à rendre aux dinosaures leur aura menaçante.
La comparaison avec les récents échecs de la saga concurrente est inévitable. Les spectateurs lassés par des scénarios usés jusqu'à la corde trouvent enfin ce qu'ils cherchaient depuis trois décennies. Le journaliste Ezra Cubero du média Geek Vibes Nation n'a d'ailleurs pas mâché ses mots à la sortie de la projection :
I don't wanna hear any more excuses for *that* franchise. THIS is how you do a dino movie! https://t.co/9akRuDmR3s
— Ezra Cubero (@EzraCubero) August 11, 2026
Je ne veux plus entendre aucune excuse pour “cette” franchise. VOILÀ comment on fait un film de dinosaures !
Malgré une campagne marketing controversée du côté de Warner Bros, marquée par l'utilisation maladroite de contenus générés par IA pour la promotion, La Fin d’Oak Street semble réussir à surprendre. Reste à voir si le succès sera au rendez-vous du côté du public…