GTA 6 : Les craintes des joueurs face aux souvenirs du lancement chaotique de GTA 4

Titre original : GTA 6 : ce qui s’est passé avec GTA 4 n'est pas rassurant et nous fait craindre une mauvaise surprise

À l’heure actuelle, la sortie de Grand Theft Auto VI reste calée au 19 novembre prochain. Pourtant, le spectre d’un report hante encore et toujours les esprits. Et ce, même si Rockstar Games et Netflix ont prévu une présentation en grande pompe d’ici quelques jours. Toutefois, si on prend le temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur jusqu’en août 2007, on peut constater que Rockstar Games avait pulvérisé l’agenda de GTA 4 à seulement quelques semaines du lancement…

Les joueurs ont la mémoire vive, mais ils ont parfois tendance à oublier certains traumatismes du passé, comme s’ils voulaient préserver leur conscience de ces événements. Aujourd'hui, alors que les précommandes de GTA 6 rassurent une grande partie de la communauté tech et gaming, un frisson d'inquiétude persiste chez les plus prudents.

GTA 6 : ce qui s’est passé avec GTA 4 n'est pas rassurant et nous fait craindre une mauvaise surprise

En disant cela, on pense évidemment à celles et ceux qui ont suivi le lancement de GTA 4 de très (très) près. Il faut dire que chez la firme au R étoilé, une date annoncée n'a jamais constitué une promesse gravée dans le marbre. Pour comprendre pourquoi certains observateurs gardent les yeux rivés sur leur calendrier, il faut remonter dix-neuf ans en arrière, au cœur d'un été 2007 que les financiers et les passionnés de jeux vidéo ne sont pas près d'oublier.


Août 2007 : la douche froide que les fans de GTA n’avaient pas vue venir !

C'était un véritable coup de tonnerre. Le 3 août 2007, alors que la campagne marketing tournait à plein régime pour une sortie calée au 16 octobre sur PlayStation 3 et Xbox 360, Take-Two Interactive a soudainement stoppé la machine. Sans véritable avertissement, l'éditeur repoussait Grand Theft Auto IV au deuxième trimestre de son année fiscale 2008.

Lors de l’annonce, l'onde de choc qui s’ensuit frappe toute l'industrie. En quelques heures, l'action de Take-Two s'effondrait de près de 19 % à Wall Street, effaçant au passage plus de 200 millions de dollars de prévisions de revenus. Les constructeurs Sony et Microsoft, qui misaient énormément sur la pépite de Rockstar pour vendre leurs consoles à Noël, se sont retrouvés démunis face à ce vide béant.

Strauss Zelnick, (déjà) président de Take-Two Interactive en 2007, expliquait ainsi ce choix drastique :

Nous avons estimé que livrer un produit ne répondant pas à nos standards n'était pas dans notre intérêt. Nous ne choisirons pas la facilité au détriment du succès à long terme de la franchise Grand Theft Auto.


Rockstar a toujours été obsédé par la culture du détail, quitte à chambouler son calendrier à la dernière minute

Ça a toujours été, l'obsession de la finition passe avant tout le reste chez Rockstar Games. À l'époque de GTA IV, le développement simultané sur deux architectures totalement différentes — avec la complexité programmatique du processeur Cell de la PS3 — avait poussé les équipes dans leurs retranchements. Les démos présentées souffraient alors de ralentissements visibles. Par conséquent, plutôt que de sortir un titre techniquement bancal, le studio a préféré essuyer la tempête boursière.

GTA 6 : ce qui s’est passé avec GTA 4 n'est pas rassurant et nous fait craindre une mauvaise surprise

Aujourd’hui encore, ce perfectionnisme viscéral est toujours d'actualité. Récemment, Mike York, ancien développeur de la maison, rappelait que les équipes n'hésitent jamais à repousser un lancement pour corriger des ajustements qui peuvent sembler secondaires aux yeux du grand public. Au fil des décennies, cette exigence créative sans concession a façonné la renommée du studio et elle ne les a jamais quittés.

Précommander GTA VI sur Amazon


Rockstar Games a fait le coup en 2007 pour GTA 4, mais le studio le refera-t-il pour GTA 6 ?

Dix-neuf ans plus tard, le parallèle entre les deux époques interpelle naturellement. Si les enjeux économiques d'aujourd'hui sont incomparablement plus lourds, la tentation de retarder l'échéance pour atteindre l'excellence technique reste inscrite dans l'ADN des développeurs. Techniquement, Take-Two et Rockstar peuvent encore annoncer un changement d'ici le mois de septembre, si on suit la logique de Grand Theft Auto IV.

Toutefois, l’analogie entre les deux lancements a ses limites. La réalité économique de 2026 impose un cadre plus rigide : Take-Two subit une pression monumentale de la part de ses actionnaires pour respecter la fenêtre de novembre. De plus, le déploiement de correctifs post-lancement permet aujourd'hui d'amortir certains défauts mineurs. Ils sont, par exemple, de plus en plus nombreux à bénéficier d'un patch day one.

GTA 6 : ce qui s’est passé avec GTA 4 n'est pas rassurant et nous fait craindre une mauvaise surprise

Néanmoins, l'histoire prouve qu'avec Rockstar, la prudence reste de rigueur tant que le jeu n'est pas installé sur nos machines. Le prochain rendez-vous fixé au 27 août pour la présentation de gameplay apportera sans doute de précieux éléments de réponse, ainsi qu’une ultime confirmation : la sortie se rapproche de plus en plus qu'on a encore du mal à y croire !