L'expérience sensorielle inédite des jeux PlayStation 1 en 1998 : entre innovations olfactives et illusions d'optique

Titre original : Acheter certains jeux sur PlayStation 1 en 1998 était une expérience unique que tout le monde a oublié

En 1998, acheter un jeu sur PlayStation 1 ne se résumait pas à glisser une galette noire dans sa console. Entre odeurs de gomme brûlée, illusions d’optique et messages cachés, certains CD offraient des expériences assez inoubliables.

L’ère de la première PlayStation a marqué un âge d’or pour la créativité, y compris en dehors de l'écran. À la fin des années 90, les éditeurs cherchaient par tous les moyens à marquer les esprits face à la montée en puissance de la concurrence. Pour sortir du lot, certains ont eu l'idée d’utiliser le support physique lui-même comme un terrain de jeu interactif. On ne parlait pas encore de réalité augmentée, mais d'astuces matérielles qui transformaient le simple acte de déballer un boîtier en une petite aventure sensorielle.

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Du pneu brûlé dans votre boîtier CD

L'un des exemples les plus marquants de cette époque reste sans doute Gran Turismo 2, sorti en 1999. Pour immerger totalement les joueurs dans l'ambiance des courses automobiles, Polyphony Digital et Sony ont intégré une technologie de peinture thermosensible et odorante directement sur le second disque du jeu, le fameux "Disc 2: Arcade Mode". En grattant la surface du CD avec l'ongle ou sous l'effet de la chaleur dégagée par le lecteur de la console en cours de fonctionnement, une odeur très particulière d'huile de moteur et de pneu brûlé se libérait. Un détail olfactif surprenant qui marquait immédiatement l'esprit des passionnés de mécanique.

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Dans un registre assez proche, le jeu de stratégie Populous : A l'Aube de la Création a lui aussi joué la carte de l'odorat. La version européenne du CD intégrait une encre spéciale qui dégageait un parfum de bois brûlé ou de fumée dès qu'on la frottait, collant parfaitement à l'atmosphère chaotique et divine du titre de Bullfrog.


Quand la physique du disque trompe le regard

Au-delà de l'odorat, la vue était également mise à contribution avec des illusions d'optique imprimées à même le CD. C'est notamment le cas avec le jeu de course Formula One 98. La sérigraphie présente sur la face supérieure de la galette proposait un motif d'imprimé en hélice spécialement pensé pour tourner à grande vitesse. Une fois le disque inséré et le clapet du lecteur CD laissé ouvert, la rotation du CD créait un effet stroboscopique bluffant qui donnait l'impression que la roue de formule 1 dessinée tournais réellement à l'envers ou s'immobilisait.

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Des secrets gravés dans le matériel

L'expérience ne s'arrêtait pas là. D'autres titres ont utilisé le support pour transmettre des informations cruciales au gameplay. L'exemple le plus célèbre reste Metal Gear Solid de Hideo Kojima, sorti en 1998. Pour progresser et contacter Meryl par Codec, le joueur devait regarder directement le dos du boîtier CD original pour y dénicher une capture d'écran affichant la fréquence 140.15. Impossible de trouver cette information dans le jeu de manière classique sans ce précieux support physique, ce qui bloquait à l'époque bon nombre de joueurs ayant opté pour le marché de l'occasion sans la boîte d'origine.

La boîte de Metal Gear Solid / La boîte de Kula World

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De son côté, le jeu d'aventure Kula World utilisait des reflets holographiques sur le CD pour dissimuler des indices visuels permettant de résoudre certains puzzles particulièrement tordus du titre. Ces initiatives, bien que rares en raison de leur coût de fabrication élevé, ont inscrit la première console de Sony dans l'histoire pour son originalité tactile et visuelle.