Alors que nous pensions que Sony atteindrait facilement les 100 millions de PS5 vendues avant le début de l’été, ce n’est pas vraiment ce qui se passe dans la réalité. Quand on regarde la baisse des ventes de PlayStation 5 par rapport à l’année précédente, cela nous rappelle les chiffres d’une autre console : la Xbox.
En attendant GTA 6, la PS5 se vend (beaucoup) moins bien
Les résultats du premier trimestre de l’année fiscale 2026 de Sony viennent d’être publiés, et s’ils semblent bons au premier abord, il y a quelques détails qui méritent toute notre attention. Comme d’habitude, c’est bien le segment Game & Network Services qui rapporte le plus d’argent à la compagnie japonaise, faisant de tout ce qui touche à PlayStation le pilier le plus important de la société. À lui seul, il représente environ 36 % du chiffre d’affaires global de Sony.
Si nous regardons de plus près comment se porte ce segment Gaming, nous voyons que les résultats restent globalement stables par rapport à ceux de l’année précédente. Cependant, il y a un chiffre qui a de quoi nous interpeller : la PS5 atteint 95,3 millions de consoles expédiées, ce qui veut dire qu’il y a eu moins de 2 millions de consoles vendues durant ce trimestre fiscal. En d'autres termes, nous assistons à une baisse des ventes de 36 % par rapport à l’année précédente.
Cette baisse, que l’on a l’habitude de voir chez Microsoft avec sa Xbox, est évidemment causée par les augmentations drastiques des prix des consoles PlayStation. Néanmoins, ce sont ces augmentations qui font que le chiffre d’affaires ne plonge pas. Si sur le court terme, cette stratégie porte ses fruits, c’est sur le long terme qu’elle pourrait coûter cher à Sony qui compte sur GTA 6 plus que sur n’importe lequel de ses jeux first-party pour renflouer ses caisses.

Voir PlayStation 5 édition standard sur E.Leclerc
Les sujet qui fâchent : les taxes américaines et la PS6
Dans ses résultats détaillés, nous apprenons que le résultat d’exploitation n’est pas si facile à exploiter, justement. Ce dernier est en hausse de 37 %... mais ce chiffre est dû au remboursement des droits de douane aux États-Unis ainsi qu’à l’impact positif des taux de change. Cela couvre l’impact négatif dû à l'augmentation des coûts, incluant les investissements pour “la plateforme de nouvelle génération”, la PS6, donc.
Vous avez bien lu, pendant que Sony augmente ses prix à cause de la situation économique et des taxes américaines, le géant ne les baisse pas quand il reçoit un remboursement de ces taxes… ce qui a tendance à faire jaser les joueurs. Bien sûr, un remboursement des droits de douane ne signifie pas forcément un coût structurel durablement diminué, mais cela a de quoi titiller des fans déjà en colère avec l’annonce de la disparition des jeux PlayStation sur disques en 2028. Lors des résultats, Sony a précisé qu'il ne reviendrait pas sur sa décision.

Dans leurs perspectives, les papas de God of War revoient à la hausse (de 10 %) les objectifs de résultats d’exploitation, malgré des lacunes dans la roadmap des jeux first-party (comme c'est préciés dans le rapport). Les raisons de cette hausse ? L’impact des remboursements des droits de douane américains, encore eux. Par contre, aucune baisse de prix des PS5 n'est prévue, faut-il le préciser ?