Capcom adopte une stratégie annuelle pour Resident Evil : remakes et nouvelles itérations à la manière de Call of Duty

Titre original : C'est confirmé : un Resident Evil tous les ans. Capcom s'inspire de Call of Duty pour sa franchise phare

Le studio japonais vise un rythme de sortie annuel pour Resident Evil, en s’appuyant sur une alternance méthodique entre épisodes inédits et remakes.

Une mécanique bien huilée

Développer un épisode canonique inédit chaque année relève quasi de l'impossible à l'heure actuelle. La charge de travail, la complexité technique et les coûts de production rendent cette cadence intenable pour n'importe quelle équipe de développement. C'est précisément là que la stratégie des remakes prend tout son sens pour Capcom. En alternant entre nouvelles itérations et relectures de titres cultes, l'éditeur parvient à maintenir une présence constante dans les rayons, avec une stratégie qui n’est pas sans rappeler celle de mastodontes comme Call of Duty.

Produire chaque année un nouvel opus de la série Resident Evil serait un véritable défi et une tâche ardue. Le fait de pouvoir revisiter d'anciens jeux et d'en réaliser des remakes aide Capcom à atteindre cet objectif de sortir un titre Resident Evil chaque année, mais cela permet également à l'équipe de se lancer sans cesse de nouveaux défis et de perfectionner son savoir-faire. Cela ne veut pas dire pour autant que les remakes sont moins importants. En réalité, ils sont tout aussi importants que les titres de la série principale – Masachika Kawata (Game Informer)

Cette approche ne relève pas du simple recyclage opportuniste. Pour l'éditeur japonais, ces remakes bénéficient de la même attention et des mêmes ressources que les épisodes principaux. Ils permettent non seulement aux équipes de perfectionner leur savoir-faire sur le RE Engine, mais ils constituent surtout une manne financière indispensable. Ce cercle vertueux sécurise les revenus de l'entreprise, permettant ensuite de financer des projets plus risqués ou de nouvelles licences comme Pragmata.

Quelle suite pour les remakes de la saga ?

La trajectoire de Capcom sur cette décennie force le respect. Là où d'autres éditeurs majeurs enchaînent les reports et les vagues de licenciements, la firme d'Osaka aligne les succès critiques et commerciaux depuis le virage opéré avec Resident Evil 7 Biohazard. Cependant, une question légitime se pose quant à la pérennité de cette liste de jeux à moderniser.

Après les remises au goût du jour des épisodes majeurs et de spin-offs comme Code Veronica, les options vont commencer à se faire plus rares. Si certains opus comme Resident Evil 0, 5 ou 6 possèdent une réputation plus mitigée au sein de la communauté, ils représentent paradoxalement de parfaits candidats. Moderniser un titre imparfait pour en faire une expérience plus convaincante s'avère souvent plus pertinent que de retoucher à des chefs-d'œuvre déjà intouchables.