Denshattack : Plongée dans l'univers déjanté d'un jeu vidéo innovant et coloré sur PC

Titre original : Test du jeu Le jeu vidéo le plus original de l'été est là : j'ai testé Denshattack et mon avis est clair sur PC

Avec son concept aussi frais qu’étrange, Denshattack est sans conteste l’une des plus belles surprises de cette année. On vous explique pourquoi avec notre avis complet, après avoir poncé les rails du jeu pendant une vingtaine d’heures.

Situé en Espagne, le jeune studio Undercoders a décidé de mettre tout le monde d'accord en plein milieu de l'été avec Denshattack, leur sixième production éditée par Fireshine Games. Un jeu complètement fou, dans un monde où les combats de locomotives tiennent du train-train quotidien. On a bien pris le temps d'aller chercher l'or à peu près partout dans ses dizaines de stages et on vous explique pourquoi il ne faut absolument pas passer à côté.

Un scénario tendance shônen

Bienvenue dans le Japon dystopique de Denshattack, une ile qui parque petit à petit ses habitants dans des villes sous dôme, suite à une immense catastrophe naturelle. A l'extérieur de ces bulles de fer, les quelques résistants qui touchent encore de l'herbe organisent doucement la rébellion. Accessoirement, ils se livrent également à des joutes de locomotives pour se prouver qu'ils sont les meilleurs du pays au Denshattack.

C'est dans ce contexte pour le moins atypique, pour ne pas dire complètement farfelu, que la jeune vendeuse de ramens Emi va se faire repérer par Fernando : il faut absolument qu'elle aussi participe au Denshattack ! Le duo va donc traverser le pays, à la rencontre d'adversaires de plus en plus puissants, mais qui repasseront du bon côté après leur défaite grâce au pouvoir de l'amitié, toi-même tu sais.

Le jeu vidéo le plus original de l'été est là : j'ai testé Denshattack et mon avis est clair

Un scénario aussi simple qu'efficace, dans un univers coloré et plein de bons sentiments, qui prend en plus le temps de creuser ses personnages. Par exemple, il est possible de mieux connaitre les membres de son groupe, dans de petits interludes aux sources chaudes, placés à intervalles réguliers sur la carte. Toujours dans cette volonté de creuser son univers, certains des collectibles que vous récolterez sur les chemins de fer nippons serviront à remplir des albums Panini virtuels détaillant chaque zone et ses personnages importants. Une somme de détails qui finit par faire son petit effet, même si tous les acteurs de l'histoire sont loin d'être marquants.

On reste donc sur du shônen pur jus, avec des ennemis de plus en plus forts et des situations à l'incongruité qui va crescendo. De la campagne japonaise au firmament, Densh est un jeu qui va vous faire voyager à 300km/h dans un rush d'adrénaline qui ne s'arrête qu'une fois les crédits amorcés. Si on voulait chipoter, on dirait que la mise en scène ne suit pas toujours ce dynamisme et l'on aurait apprécié autant de punch dans les cutscenes que dans les phases de jeu. Mais pour un jeu d'arcade de ce type, Undercoders a fait de l'excellent travail.

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Les tricks de Tony Hawk, la folie de Jet Set Radio

Dans Denshattack, tout est donc affaire de chemin de fer. Tout (ou presque) se passe sur des ensembles de rails, desquels il faudra sauter pour éviter des obstacles, sortir des figures acrobatiques ou interagir avec le décor. Il y a bien un aspect jeu de plates-formes, très présent, mais le volet scoring est tout aussi important. En enchainant les manip de stick dignes du versus fighting, vous collecterez des points à enchainer avec des manual et autres rides une fois revenu à terre.

Une fois le flow du jeu intégré, on a forcément envie de sortir les combos les plus longs possibles, jusqu'à ce qu'une petite erreur de parcours nous ramène sur terre en brisant notre chaine. Les parcours d'obstacles vont se faire de plus en plus retors, avec des obstacles variés et des phases de jeu absolument dingues dans lesquelles la locomotive d'Emi devient un fulguropoing ou une planche de surf.

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C'est d'ailleurs la grande force du soft : il réussit à surprendre en permanence pendant les 15 à 20 heures de son aventure, que ce soit grâce à la qualité de son level design ou à la mise en scène spectaculaire de ses tracés. On enchaine alors avec plaisir les 9 régions bien fournies du titre, toujours avec la même banane et l'envie de tout nettoyer à 100%. On a bien quelques menus griefs contre les pistes ouvertes, dont les objectifs ne sont pas toujours clairs et sur quelques imprécisions lors de certaines sections, mais rien de rien méchant.

Tout ce que Denshattack entreprend est réussi et il se permet même le luxe de renouveler son gameplay, avec des ajouts de mécaniques à chaque nouvelle région. La formule va rapidement se complexifier et en plus de simples sauts, vous devrez composer avec des courses sur des murs, prendre des courants ascendants, etc. Et toujours avec un combat de boss mémorable en bout de monde pour vérifier que vous avez tout compris. Pour la faire courte ? C'est de la bombe.

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Les Avengers de la composition JV réunis

Un feu d'artifices de couleurs et de good vibes, voilà ce qu'est la direction artistique de Denshattack. Tout le visuel rappelle les meilleures heures de la Dreamcast, avec un rendu celshading du plus bel effet, dynamisé par des tas d'onomatopées de comics et de mangas. C'est beau, ça bouge bien et ça n'hésite pas à partir dans le grandiloquent. Le grand nombre d'éléments à l'écran nuit parfois à la lisibilité, comme nous l'évoquions plus haut, ce qui peut conduire à quelques échecs injustes. Mais c'est bien là la seule ombre au tableau, le titre de Undercoders reste une fête de A à Z.

Et comment ne pas mentionner sa bande-son absolument dantesque, prise en charge par Kid Katana, la maison de production de Tee Lopes, le compositeur à l'origine de l'OST de Sonic Mania, entre autres. Les petits plats ont été mis dans les grands et de très grands noms de la composition japonaise ont été invités à se mêler à la nouvelle génération, pour une bande-son de 3 heures et demi d'électro-funk, de J-POP et de rock progressif. Ryu Nagamatsu (Splatoon), Richard Jacques (Jet Set Radio) et même Shoji Meguro (Persona), rencontrent les beats de 2Mello (Bomb Rush Cyberfunk) et Sean Biallo (Penny's Big Breakaway) pour un résultat à écouter en boucle jusqu'à la fonte du dernier neurone.

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Conclusion

Points forts

  • Du fun en barres
  • Un gameplay qui se renouvelle constamment
  • Une bonne humeur communicative
  • Un système de scoring addictif
  • Exploration bien récompensée
  • En lice pour l'OST de l'année

Points faibles

  • Quelques imprécisions dans certaines sections
  • Progression des craft 70 à 80 laborieuse
  • Les objectifs des pistes ouvertes manquent parfois de clarté

Note de la rédaction

18

Denshattack est le genre d'expérience qui va vous rappeller pourquoi vous aimez autant les jeux vidéo. De son concept de fou à son level design maitrisé et toujours surprenant, en passant par son OST 5 étoiles, le titre de Undercoders est à n'en pas douter l'une des plus belles surprises de l'année et l'un des temps forts des sorties de cet été 2026.

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