Depuis le 1er juillet, la décision de Sony d’arrêter la commercialisation des jeux physique à partir du 1er janvier 2028 ne cesse de rendre fou de rage une grande partie des joueurs. Pourtant, une statistique publiée récemment démontre que cette tendance vers le tout dématérialisé était inévitable vu le comportement des consommateurs.
Voilà une décision dont on n'a pas fini de parler. Le 1er juillet, Sony a annoncé sa décision d'arrêter de commercialiser des jeux en physique à partir du 1er janvier 2028. Désormais, il faudra passer exclusivement par le PlayStation Store pour jouer à des jeux dans l'écosystème PlayStation. De quoi poser énormément des questions sur le droit des consommateurs, mais aussi sur la préservation du jeu vidéo à long terme. Si de nombreux joueurs ne lâchent pas Sony sur les réseaux sociaux vis-à-vis de cette décision polémique, une statistique conforte malheureusement le constructeur dans sa décision.
Qui achète encore des jeux vidéo en physique en 2026 ?
L'information qui nous intéresse aujourd'hui nous vient de Mat Piscatella, directeur principal et conseiller pour l'industrie du jeu vidéo chez Circana. C'est une source que l'on évoque souvent puisqu'il publie régulièrement des chiffres qui nous en apprend sur notre industrie et ce n'est pas sa dernière publication qui me fera dire le contraire.
Sur Bluesky, Mat Piscatella a déclaré que seulement 7 jeux PlayStation avaient dépassé les 100 000 ventes physiques aux États-Unis depuis le début de l'année. Pire, seulement deux jeux vidéo PlayStation se sont vendus à plus de 10 000 exemplaires physiques aux États-Unis au cours de la semaine s'achevant le 11 juillet 2026.
2 PlayStation video games sold more than 10k physical units in the US during week ending July 11, 2026.
7 have sold more than 100k physical units year-to-date.
Source: Circana Retail Tracking Service
— Mat Piscatella (@matpiscatella.bsky.social) 2026-07-20T17:37:40.577Z
Ces chiffres montrent que le recours au dématérialisé semble plus démocratisé que jamais chez les joueurs qui délaissent de plus en plus les achats physiques pour les jeux. Dans ce sens, Kim Bayley, PDG d'ERA (une organisation professionnelle britannique spécialisée dans la vente au détail et en gros, tant physiques que numériques, des industries de la musique, de la vidéo et des jeux vidéo) explique que seuls 25 % des moins de 25 ans utilisent des disques pour jouer. Si tout cela va dans le sens de la décision choc de Sony, il faut tout de même relativiser.
La fin du disque chez PlayStation ne passe (toujours) pas
Tout d'abord, notons bien que ces chiffres ne concernent que les États-Unis, ce qui exclut le reste du monde dont des marchés importants comme l'Europe ou le Japon. En sachant cela, difficile de faire de cette statistique une vérité absolue. Pour autant, il ne faut pas se berner : la dématérialisé représente aujourd'hui une part écrasante dans la façon de consommer les jeux vidéo. Même si une réalité incontestable, ce n'est pas pour autant que la décision de retirer aux joueurs la possibilité d'avoir le jeu en numérique ou en physique passe mieux, et ça, les joueurs le feront clairement savoir.
Wolverine sort les griffes dans un nouveau trailer ultra-violent !
— JV - Jeux vidéo (@JVCom) July 17, 2026
Le jeu d’Insomniac mettra notamment en scène Jean Grey, Dents-de-Sabre, Leech, Omega Red et les Sentinelles.
Sortie prévue le 15 septembre prochain sur PS5 avec une édition physique sur disque confirmée.…
Depuis l'annonce de cette décision le 1er juillet, les canaux de communication de Sony sont inondés de messages joueurs pro-physiques. Dernier exemple en date : le trailer de Marvel's Wolverine intitulé Ain't a Hero sur YouTube affiche plus de 10.000 commentaires dont la plupart ne parle absolument pas du jeu, mais de l'arrêt des jeux physique.
Sur X (anciennement Twitter), quasiment chaque post de PlayStation, qui concerne l'un de ses jeux ou bien celui d'un éditeur tiers, fait l'objet d'une note communautaire pour rappeler le choix de Sony. La colère ne désemplit donc pas, reste à savoir si Sony continuera à faire la source oreille ou si le constructeur reviendra sur sa décision... d'une façon ou l'autre.