Lancée en grande pompe, cette machine de Sony a cartonné dans nos salons. Mais derrière les graphismes et les exclusivités de folie, la console cachait un secret bien plus sombre et carrément ragoûtant : une fâcheuse tendance à squatter les insectes.
À la fin des années 2010, les réparateurs de consoles indépendants commencent alors à halluciner en ouvrant les PlayStation 4 qu'on leur apporte. À l'intérieur ? Des colonies entières de cafards, morts ou vifs, venus s'installer confortablement. Le phénomène prend une telle ampleur que certains techniciens américains affirment à l'époque que la moitié des consoles envoyées en réparation chez eux sont habitées par ces petites bêtes. En France, le mot tourne vite sur les forums de jeux vidéo, transformant le rêve technologique en cauchemar domestique pour des milliers de joueurs.
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Pourquoi la PS4 est devenue un hôtel cinq étoiles pour nuisibles
Mais alors, pourquoi les cafards ont-ils jeté leur dévolu sur la console de Sony plutôt que sur la Xbox One ? Tout est une question d'architecture interne. Les ingénieurs de Sony ont voulu une console compacte, fine, avec un bloc d'alimentation directement intégré à l'intérieur de la machine (contrairement à la Xbox qui se trimballait une énorme brique externe). Résultat : quand la PS4 tourne, ce bloc interne chauffe énormément. Les cafards, qui adorent les coins sombres, étroits et surtout très chauds pour nicher et se reproduire, ont tout de suite vu dans la console le spot idéal pour passer l'hiver au chaud.

L'autre gros souci, c'est l'accessibilité de la bestiole. Pour évacuer toute cette chaleur interne, Sony a logiquement parsemé l'arrière de la console de larges grilles d'aération. Manque de pot, ces fentes étaient pile-poil assez grandes pour laisser passer un cafard adulte sans le moindre effort. Une fois à l'intérieur, les bestioles se baladent comme chez elles au milieu des circuits imprimés. C'est l'obscurité totale, la température est parfaite, et pour couronner le tout, la console est souvent posée horizontalement dans des meubles TV sombres, fermés et proches du sol.
Le vrai drame commence quand ces insectes décident de s'approcher un peu trop près des composants vitaux. En se baladant sur la carte mère ou en se nichant directement dans le fameux bloc d'alimentation surchauffé, les cafards finissent par provoquer des courts-circuits massifs. Le verdict est sans appel : la console s'éteint d'un coup et refuse catégoriquement de se rallumer. Pire encore, l'odeur de plastique brûlé se mélangeait à celle des insectes grillés. Les réparateurs devaient souvent facturer des frais de désinfection avant même de pouvoir toucher aux composants électroniques.

Le silence de Sony et les autres galères du lancement
Face à cette invasion, quelle a été la réponse de Sony ? Eh bien, un silence radio quasi total. Officiellement, Sony n'a jamais proposé de programme de rappel ni communiqué massivement sur ce problème. La raison est simple : pour la marque, la présence de nuisibles relève du manque d'hygiène ou d'un environnement domestique non conforme, et non d'un défaut de fabrication.
Pour ne rien arranger, cette affaire de cafards est venue s'ajouter à une liste de petits défauts qui ont bien agacé les premiers acheteurs de la PS4. On se rappelle tous du fameux "Blue Light of Death" (la lumière bleue de la mort), un bug au lancement où la console affichait une ligne bleue clignotante et refusait d'envoyer le moindre signal vidéo à la télé. Heureusement, ce problème n'a touché qu'un faible pourcentage des premières consoles produites, mais cela a suffi à faire paniquer la communauté.

Enfin, impossible de parler des débuts de la PS4 sans mentionner son ventilateur, qui a rapidement gagné le surnom de "bruit de moteur d'avion de chasse". Dès que vous lanciez un jeu un peu gourmand, la console se mettait à souffler tellement fort qu'il fallait monter le son de la télé pour entendre les dialogues. Ajoutez à cela des joysticks de manettes dont le caoutchouc se désagrégeait sous les pouces après seulement quelques semaines d'utilisation intensive. Bref, si la PS4 a fini par dominer sa génération, ses débuts n'ont vraiment pas été de tout repos, entre bugs techniques et squatteurs à six pattes.