Test de Palworld : Analyse de la version 1.0 du jeu de survie inspiré des Pokémon et des mécaniques de tir

Titre original : Test du jeu Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ? sur PC

Après deux années d’un accès anticipé particulièrement productif, PocketPair a enfin livré la version de 1.0 de Palworld, le “Pokémon avec des flingues”. On est donc repartis pour les Iles Palpagos pendant près de 80 heures, afin de vérifier si les bases solides de son early ont laissé place à un jeu cohérent et bien fini.

Voilà un jeu dont la conception aura été particulièrement mouvementée : en plus du développement, PocketPair a également du composer avec un feuilleton judiciaire face à Nintendo qui aura lui aussi duré 2 ans. Tout ça est désormais derrière Bucky et ses équipes, puisque Palworld a pu sortir sans encombres dans sa version 1.0 le 10 juillet dernier. On est quasiment arrivés au bout de son histoire principale, avec un arbre de technologies au niveau max, nous sommes donc en mesure de vous donner notre avis complet sur ce jeu de survie qui tient autant de ARK : Survival Evolved que de Légendes Pokémon.


Un monde en déficit d'identité

On a beau avoir lu le chapitre lié au raffinement de l'histoire et du monde sur la note de patch XXL 1.0 publiée par PocketPair, il faut dire qu'on a eu du mal à voir ce qui a été amélioré dans la façon dont le monde de Palworld se raconte pendant nos 80 heures de jeu. Il y a bien un scénario, très léger, qui se dessine au fil de l'exploration des tours principales, mais rien qui ne donne véritablement envie de creuser l'univers. Le côté "patchwork d'influences" n'aide pas non plus à s'immerger correctement dans les Iles de Palpagos, ce qui n'empêche toutefois pas l'exploration d'être satisfaisante, comme nous le verrons plus tard. Les villages sont toujours aussi sommaires visuellement, avec une ambiance proche du 0 et même si les quêtes secondaires du jeu sont mieux agencées, il n'y a absolument rien de passionnant à compléter ces objectifs.

La narration finit toutefois par se raccrocher aux branches dans la dernière ligne droite, grâce à la fameuse zone de l'Arbre Monde, qui nous narguait depuis le début de l'accès anticipé en 2024. L'histoire autour du boss de fin pourra également donner quelques miettes à ceux qui cherchent absolument un peu de lore, mais vraiment, faut creuser : Palworld a le mérite de tenter de construire quelque chose, mais il faut bien admettre que ça ne marche pas des masses. D'une chance, on est sur un jeu de survie avec une grosse composante multijoueur/coop. Le scénario est donc relativement secondaire et il serait bien dommage de s'arrêter à ça, parce que le titre de PocketPair a tout de même une belle brouette d'atouts à faire valoir.

Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ?

Un gameplay qui rend vite accro

Fraichement débarqué sur une plage déserte, simplement vêtu d'une toile de jute, vous allez vite devoir entrer dans la routine classique des premières heures des jeux de survie, en allant récolter des pierres et du bois pour fabriquer vos premiers outils. Vient ensuite la délimitation de votre terrain de construction grâce à la pose de la boite à Pals, avec un périmètre qui va s'étendre au fil de votre progression dans les craft, puis la confection de votre base, grâce à des éléments de construction au design quelconque. C'est triste, mais il est quasiment impossible de se faire une jolie base dans Palworld : les fenêtres et les portes ne ressemblent à rien, le visuel des structures est d'un goût douteux et, plus globalement, la déco ne parvient pas à insuffler la moindre identité à vos bâtisses. C'est fonctionnel, mais ça s'arrête là.

Une fois bien installé, vous devrez partir en chasse des centaines de pals disponibles sur l'immense carte du jeu afin de compléter votre Palpédia, ou au moins d'un nombre suffisant pour parvenir à la fin du scénario mentionné plus haut. On parle de plus de 280 espèces de monstres différentes à traquer, toutes avec leurs animations dédiées pour des actions plus ou moins secondaires. Ce sont les stars du jeu et si on ne peut s'empêcher de voir parfois en eux des Pokémon contrefaits, il faut admettre que le taf abattu par PocketPair est de très bonne qualité : ils bougent bien, leurs attaques sont bien rendues, parfois spectaculaires et certains sont d'un gabarit assez monstrueux (coucou le Panthalus).

Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ?

D'ailleurs, la taille d'une bonne moitié du bestiaire va poser toutes sortes de problèmes dans la lisibilité des combats, mais aussi et surtout dans le déroulement routinier de votre base, avec des collisions qui ne sont tout simplement pas gérées. Si voir des personnages traverser des décors vous dérange, Palworld risque rapidement de vous faire criser. Seulement, comme dit plus haut, le soin global apporté à tous les autres aspects des créatures fait qu'on lui pardonne pas mal de désagréments esthétiques. Et puis les pals ne sont pas que de jolies frimousses : ce sont aussi des aides de combat redoutables, doublées d'esclaves serviles qu'il va falloir exploiter jusqu'à leur dernier souffle pour vous fabriquer le dernier set d'armure à la mode. Les développeurs indiquaient il y a peu que Palworld était, à la base, un projet plus proche de Satisfactory que des jeux de survie classiques et ça se voit.

La gestion de base implique de prendre soin de tous ses travailleurs pour que le rendement des craft soit optimal et que tous les postes soient occupés correctement. Une fois la seconde partie de l'aventure atteinte, on vous demandera carrément de monter des chaines de production qui devront être alimentées en électricité. Cet aspect gestion est bien mené, avec toutes les options de confort pour éviter la frustration, seulement les étapes de fabrication demandées dans les derniers tier d'objets sont beaucoup trop exigeantes et le grind finit malheureusement par devenir indigeste. Les développeurs ont toutefois eu la bonne idée de proposer des réglages de serveurs personnalisables afin de vous confectionner votre propre mode de difficulté de A à Z. Ça n'ira pas collecter les ressources à votre place, mais au moins cela adoucira certaines mécaniques redondantes. Parce qu'en plus, les combats ne sont pas forcément évidents.

Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ?

De base, votre pal va faire le gros du travail en balançant les compétences de son deck, avec un appui de la part du joueur équipé d'un arc, puis d'un flingue, puis d'une mitrailleuse laser au fil de la progression. Seulement les boss font mal et il va vraiment falloir jouer avec la roulade de votre personnage, mais aussi avec la rotation de l'équipe de 5 monstres qui vous accompagnent en permanence. Pour mitiger les grosses tartes que vos adversaires sont capables de vous infliger, il va falloir progresser dans un arbre de technologies repris de ARK : chaque niveau correspond à des recettes de craft à débloquer grâce à des points dédiés. Plus vous vous approchez du niveau max, plus les équipements valent le coup.

Que du très classique, mais ça fonctionne et donne envie d'avancer. Il en va de même pour la découverte des pals : l'exploration est vraiment cool, avec des espèces aquatiques qui vous feront traverser les mers et des espèces volantes pour fendre le ciel vitesse grand V. Dommage que le level design ne suive pas toujours, avec des morceaux de map qui manquent de cohérence ou qui paraissent bien vides. Palworld est un jeu qui se traine une blinde de défauts, mais il les compense facilement grâce à un potentiel addictif certain, décuplé en multijoueur. L'exploration est dignement récompensée, que ce soit avec de simples coffres, ou des énigmes niveau CM2 dispensant de précieux plans d'objets. Mais la principale satisfaction provient de la capture "active" des Pals façon Légendes Pokémon, qui pousse constamment à la complétionite.

Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ?

La technique en demi-teinte, ou quand le Pal patine

Testé sur PC, cette version de Palworld 1.0 nous a paru plutôt stable, même si des problèmes qui trainent depuis belle lurette n'ont toujours pas été corrigés. On pense notamment aux chutes de framerate dans les donjons générés aléatoirement. Il nous est également arrivé de passer à travers le sol pour atterrir sous la carte. Version 1.0, il y a encore beaucoup de bugs, loin d'être gênants pour la plupart, mais que l'on aurait aimé voir corrigés pour cette sortie d'accès anticipé. Le constat est le même sur le plan visuel, qui souffle constamment le chaud et le froid : certaines régions dégagent quelque chose, mais on est très vite rattrapé par des aplats de textures dignes de la PS3.

On sent que les développeurs se sont concentrés sur un ajout conséquent de contenu, sans forcément peaufiner au maximum ce qui existait déjà. Alors attention, cette mise à jour 1.0 est massive et la plupart des ajouts et modifications avancés par PocketPair font mouche. On pourrait vous en citer des dizaines, notamment le retrait du brouillard qui enveloppait la carte et qui laisse désormais la place à une distance de vue fort agréable. Il manque tout de même un petit quelque chose pour que le jeu atteigne les plus hautes marches du panthéon des jeux de survie et ce, même si l'on a passé un très bon moment sur les Iles de Palpagos... De la personnalité peut-être ?

Test Palworld : Le "Pokémon avec des flingues" parvient-il à transformer l'essai pour sa sortie en 1.0 ?

Conclusion

Points forts

  • Diablement prenant
  • Beaucoup d'options de confort et de personnalisation
  • Des monstres bien animés et attachants
  • Contenu conséquent
  • Exploration bien récompensée
  • La coop marche très bien

Points faibles

  • Encore pas mal de bugs et de bizarreries
  • Progression des craft 70 à 80 laborieuse
  • Ça manque encore d'un peu de personnalité

Note de la rédaction

17

Malgré des défauts conséquents, Palworld reste un excellent jeu de survie et un bon condensé de tout ce que ce genre a à offrir de mieux : c'est addictif, malin et parfois même surprenant. Dommage, par contre, que PocketPair n'ait pas réussi à insuffler le petit supplément d'âme qui lui fait cruellement défaut depuis le début de son accès anticipé.

16.1

L'avis des lecteurs (35)

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