Castlevania : Belmont’s Curse - Un retour prometteur 12 ans après avec une nouvelle héroïne et une exploration immersive

Titre original : Aperçu Castlevania : Belmont’s Curse du 17/07/2026

Annoncé lors du State of Play de Sony en février dernier pour les 40 ans de Castlevania, Belmont’s Curse a fait ma soirée. Il m’a mis des étoiles dans les yeux et j’ai commencé à espérer qu’il vienne combler chez moi une attente de presque 10 ans.

12 ans après : le retour d'une lignée en voie de disparition

Je n’y croyais plus mais quelle n’a pas été ma joie quand Castlevania : Belmont’s Curse s’est affiché sur l’écran de ma télévision pendant le State of Play de Sony en février 2026. Un retour inespéré pour les amateurs de la licence, qui n’ont plus rien à se mettre sous le fouet depuis 2014 et la sortie de Lords of Shadow 2.

Pour ma part, c’est depuis 2018 que ma flamme intérieure brûle de revoir la famille Belmont à l’aventure dans les nombreux palais (en deux dimensions) de Dracula. Depuis 2018 parce que c’est plus ou moins l’époque durant laquelle a commencé à émerger cette nouvelle vague des metroidvania indépendants Hollow Knight ; The Messenger ; Bloodstained (dont la suite est toujojurs attendue pour 2026…); Blasphemous ; Animal Well ou encore Ori. Sans compter ceux chapeautés par des mastodontes de l’industrie, comme Metroid Dread ou Prince of Persia : The Lost Crown.

Bloodstained et éventuellement Silksong mis à part, tous empruntent plus à Metroid qu’à Castlevania. Il s’agit de jeux orientés plateforme et action mais dont la personnalisation est limitée voire inexistante. Pourquoi diable personne ne veut-il s’attaquer à ce genre de jeu ?

Maître de sa licence, Konami a décidé de s’y attaquer avec Castlevania : Belmont’s Curse. Aux manettes, ce sont les studios Evil Empire et Motion Twin qui développent. Deux studios popularisés par l’excellent Dead Cells, connu et reconnu pour sa variété de build et les sensations de jeu.

J’ai pu jouer au jeu en amont lors d’un événement organisé par le studio japonais pendant environ 2 heures, avec 3 environnements et 3 boss à affronter. Si cette association était prometteuse sur le papier, elle s’est révélée encore plus excitante manette en main.

J'ai joué au prochain Castlevania et ça faisait presque 10 ans que j'attendais ça

Histoire : la Seine du crime

Suite directe de Castlevania 3 : Dracula’s Curse, ce nouvel épisode m’a fait jouer Rose Belmont : la fille de Trevor et de Sypha, les personnage de l’excellente série Netflix en 4 saisons. Rose est maudite et doit enquêter, à Paris et ses cathédrales, sur l’origine de sa malédiction.

Les informations sont assez lacunaires à ce niveau-là, mais toujours est-il que, bon, soyons honnêtes : la licence Castlevania n’a jamais vraiment brillé par son histoire. Il s’agit souvent de vaincre Dracula quelque part ; même si le Seigneur Vampire semble toujours trouver les moyens de revenir à la vie.

L’écriture reste prenante avec les quelques dialogues présents, portés par l’excellent casting de voix pour ce qui est du japonais. J’ai pris plaisir à observer quelques joutes verbales entre Rose et les esprits des boss qui, une fois vaincus, l’accompagnent dans son périple. .

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En tout état de cause, le ton est respecté et j’ai personnellement hâte d’en apprendre plus sur Rose, sa mère et ce qui provoque le bololo dans les rues de Paris.

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Exploration : mettre Paris en bouteille

Castlevania Belmont’s Curse reprend les tropes classiques des jeux du genre, tropes qu’il a lui même défini. Pour visiter Paris et ses catacombes, Rose acquiert au fil de son exploration différents outils lui permettant de découvrir progressivement ses secrets.

L’élimination du premier boss lui accorde le pouvoir du grappin. De quoi se atteindre des plateformes plus éloignées et donc découvrir de nouveaux chemins. On débloque de nouveaux pouvoirs par la suite, permettant à leur tour d’accéder à des routes bloquées à l’origine.

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L’exploration est très importante pour un metroidvania et Castlevania : Belmont’s Curse arrive à en proposer une qui est efficace. Les allers-retours sont naturels et l’on est constamment amené à utiliser nos pouvoirs pour enrichir l’exploration. Une architecture prometteuse, pour trois raisons supplémentaires.

La première étant que je n’ai pas eu le besoin d’utiliser les points de voyage rapide ; la seconde étant que j’ai ressenti ce petit frisson de curiosité quand il s’agissait d’enquêter sur la carte pour trouver les endroits que je n’avais pas encore explorés. Enfin, Rose est en perpétuelle mouvement : saut, glissade, rebond sur les murs… Le jeu s’appuie sur l’agilité (sans être démesurée, ce n’est pas Hornet non plus) de son personnage ce qui le rend d’autant plus agréable à parcourir.

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Personnalisation : des atouts majeurs et un vrai joker

Mais ce sont vraiment les combats et l’aspect personnalisation qui m’ont charmé… et qui me donnent encore plus envie de jouer à Castlevania : Belmont’s Curse.

En deux heures de jeu, j’ai joué avec 5 armes différentes (lance ; épée ; épée + bouclier ; épée lourde ; poings) proposant chacun leurs propre enchaînement. Mieux encore, elle dispose de leurs propres spécificités ; que ce soit par leur capacité spéciale où le coup combiné au grappin.

On est même invincible pendant le grappin.

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On ressent bien l’expertise du studio derrière Dead Cells, puisque chaque arme a vraiment son propre feeling. J’ai eu une petite préférence pour l’épée lourde, avec de gros dégâts et une attaque au grappin très forte. Mais ce n’est pas pour autant que je jouerai tout du long avec et j’ai vraiment hâte de voir ce qu’Evil Empire a encore sous le bras. D’autant que la personnalisation ne s’arrête pas là. Sans trop de surprises, Rose peut s’équiper de talismans aux effets passifs différents.

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Mais c’est surtout l’héritage léguée par sa mère qui promet. De fait, Rose peut utiliser la magie de plusieurs façons selon les sorts qu’elle trouve. Chacun de ses sorts impose des petits pour débloquer des points de talents nécessaires à l’obtention de leurs variantes améliorées. Un truc qui clique chez moi, toujours à la recherche d’un petit challenge et surtout d’une façon différente de jouer. Ça renouvelle l’expérience, permet la découverte de nouvelles approches et c’est dans ces moment-là que l’on se rend compte que le jeu a bénéficié d’un grand soin à ce niveau. Impossible pour moi de ne pas vouloir en voir plus !

Le genre de magie que l'on peut débloquer.

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Combat : on ne se bat avec la Rose au fusil

Cette variété et ce soin se ressentent aussi sur les combats de manière générale.

Comme pour l’exploration, Castlevania : Belmont’s Curse tire partie de l’agilité de Rose et sont jouissifs par leur nervosité. Les sensations procurées par les éliminations d’ennemis sont bien supérieures au gain marginal d’expérience qu’elles procurent. Chaque entrée du bestiaire est unique, par son design mais surtout par ce qu’il impose au joueur de faire pour le vaincre. Encore une fois, ici, le jeu pousse le joueur à varier les approches.

Une philosophie de jeu cristallisée dans les combat de boss. Des trois que j’ai affrontés durant les deux heures d’aperçus, chacun avait sa propre identité. Ses propres coups, ses propres faiblesses, avec des une palette de coups limités à 4 ou 5. Mais ce n’est pas pour autant qu’il était possible de foncer dans le tas. Le jeu force à mémoriser, à être patient pour frapper au bon moment sous peine de se faire annihiler. Il n’y a presque jamais rien de superflu et j’espère sincèrement que les douze autres (il y a a priori une 15 boss) auront le même soin.

Une astuce spéciale est à découvrir pour la vaincre !

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Le contenu

Comme moi, vous avez peut-être tiqué sur le “15 boss au total”. C’est le seul point noir que je retiens de cet aperçu? En deux heures de jeu, le titre m’indiquait quasiment 20% de complétion. Alors, ne nous laissons-pas avoir : les jeux du genre aiment souvent surprendre ses joueurs en ayant un pourcentage final de complétion supérieur à 100%. Toujours est-il qu’avec tant de promesses, il serait presque décevant pour moi d’en faire le tour aussi vite. J’espère me tromper !

Direction artistique : plus Netflix que pixels qui piquent

Les temps changent et douze ans après Lord of Shadow, il semblerait bien que la direction artistique de Castlevania ait évolué. Pour ce nouvel épisode, Konami a décidé de s’orienter sur quelque chose de visuellement plus spectaculaire, plus coloré, plus explosif. En s’appuyant probablement plus sur les choix faits pour la série Netflix, appréciée par une majeure partie de ses spectateurs, que sur les premiers épisodes de la saga. Quelque chose de réussi grâce, du moins durant cet aperçu, à la variété des biomes aux tons différents (égouts, sommet d’une cathédrale…). Mais surtout grâce à la lisibilité des animations et effets spéciaux qui accompagnent des combats déjà maîtrisés dans le fond.

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Un choix qu’il est légitime de faire pour l’entreprise japonaise : les fans de Castlevania ne sont (presque) plus à conquérir mais il faut continuer de séduire, dans un autre registre, ceux qui ont aimé l’adaptation sur petit écran. Reste que Belmont’s Curse reprend plusieurs codes de la saga qui sauront faire sourire les amateurs de la licence comme le poulet pour récupérer de la vie ou les salles de prières.

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Nos impressions

Rose n’est pas seulement la dernière-née des Belmont. Elle est aussi l’héritière d’une dynastie de jeux vidéo oubliée au fil des années. En un coup de fouet salvateur qui coche déjà toutes les cases, Castlevania Belmont’s Curse a ravivé chez moi une flamme qui ne demande qu’à brûler plus fort. En confiant les clés de la crypte à Evil Empire, Konami semble avoir infusé du sang neuf sans dénier l’identité de la licence : une exploration intéressante ; une tension permanente par le challenge qu’elle impose mais surtout les différentes approches possibles de notre personnage pour les combats. Reste à savoir si ce pèlerinage dans les ténèbres parisiennes tiendra ses promesses sur la durée ou si le plaisir s’évaporera comme un vampire mal armé dès les lumières de l’aube.

L'avis de la rédaction
Excitant