Assassin's Creed Black Flag Resynced : Un Remake Visuellement Éblouissant mais Manquant de Profondeur Narratives

Titre original : Test du jeu Assassin's Creed Black Flag Resynced : Splendide et immersif sur la forme, trop vieux sur le fond

Après quatorze jeux principaux et autant d’opus secondaires, Ubisoft joue pour la première fois la carte du remake. On a bien sûr eu le droit à quelques portages et compilations HD, mais il aura fallu attendre 19 ans pour que l’éditeur français choisisse de faire revenir l’un de ses épisodes les plus populaires avec Assassin’s Creed Black Flag Resynced.

L'ambition est clair, il ne s’agit pas d’un simple remaster venu proposer les aventures d’Edward avec des graphismes mis à jour : Ubisoft Singapour qui a fait ses armes sur Skull and Bones, promet une refonte globale, mêlant modernisations visuelles, ajustements de gameplay et contenus inédits pour faire de ce Black Flag Resynced la version ultime et définitive de son jeu de pirates.

Derrière ses ambitions, Resynced s'apparente pour beaucoup à un "remakster": un entre-deux confortable qui modernise une aventure culte, reposant finalement sur la structure de 2013. Mais à quel point cet épisode avait-il besoin d'un remake ? Black Flag est un choix commercial idéal en apparence pour séduire une partie des 34 millions de joueurs de l’époque. Et même si le tout premier volet d'Altaïr (héros du premier jeu) méritait davantage ce traitement, le fait de pouvoir se passer de l’histoire de Desmond (héros des phases dans le présent des 5 premiers jeux) dans le présent est un sérieux avantage pour tester une nouvelle formule. Si Resynced est un succès, Ubisoft pourrait-il alterner nouveaux épisodes originaux et remakes des anciennes gloires de la saga. Et si oui, est-ce vraiment ce que cherche le public ?

Après 36 heures de jeu intensives, au cours desquelles j’ai retourné chaque quête principale et secondaire (anciennes comme inédites), il est temps de donner notre verdict. N'ayant pas souhaité relancer l'opus d'origine avant ce test pour aborder l'expérience avec un œil neuf, j'ai disséqué cette version principalement sur PS5 classique, avec quelques sessions de comparaison sur PS5 Pro.

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Le jeu le plus immersif de la saga

S'il y a bien un aspect sur lequel ce remake met tout le monde d'accord, c'est sa capacité à nous plonger la tête la première dans l'âge d'or de la piraterie. L'ambiance est une réussite totale. Porté par des couleurs vibrantes et intensément saturées, le monde des Caraïbes prend une dimension organique saisissante. On se surprend à flâner dans les allées de La Havane ou de Nassau, qui fourmillent de détails, que ce soit au sol ou sur les murs des bâtiments. Il y a de la vie à chaque coin de rue. La nature n’est pas en reste, que ce soit la végétation généreuse ou les vagues en pleine mer. Ils sont d’ailleurs accompagnés par les réorchestrations des thèmes d'époque et une flopée de chants de marins qui, je vous le dis, resteront en tête. On ne fait pas que suivre les aventures d’un pirate, on en est un. On s'y croit, on y est.

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Mais le véritable clou du spectacle reste la gestion de sa météo dynamique. En mer, les eaux turquoises et le ciel azur peuvent s'effacer en quelques secondes pour laisser place à des tempêtes tropicales dantesques. Pluies torrentielles, énormes vagues et tornades peuvent survenir à tout moment, voir un peu trop. Au bout de mes 36h de jeu, j’en venais à maudire cette météo dynamique qui ne faisait qu’assombrir le paysage et faire tomber la pluie. d’autant plus que pendant un tempête, votre navire, le Jackdaw, ne peut pas aller à pleine vitesse. Ne profiter que du soleil et du ciel bleu des caraïbes ne m’aurait en réalité pas dérangé.

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La physique de l'eau et la dynamique de la houle sont à souligner. Une excellence logique quand on sait qu'Ubisoft Singapore est aux commandes de ce projet. Le studio a capitalisé sur ses années de développement douloureuses mais formatrices sur Skull and Bones, l'autre jeu de piraterie né à la suite du succès du Black Flag de 2013. Un décalage technique persistant vient aussi ternir le tableau. Si les reflets, les textures ou les panoramas forcent le respect, ce n’est pas la même histoire concernant les visages.' Le rendu sur Edward et les autres personnages principaux est tout à fait correct, mais les PNJ n’ont malheureusement pas le droit au même traitement. Certaines coupes de cheveux et barbes de marchand sont indignes de 2026, créant un sérieux manque de cohérence comparé au reste de la technique du jeu. J’ai d’ailleurs noté que les visages des protagonistes étaient bien plus travaillés sur PS5 Pro, que ce soit pendant ou hors des cinématiques. C’est peut-être d’ailleurs la différence principale entre PS5 Fat et la version Pro de la console de Sony avec les ombres et l'aliasing (effet d’escalier sur les contours). Si vous voulez un minimum de FPS (nombre d'images par secondes), le mode hybride reste le meilleur compromis pour tourner entre 30 et 40 fps en moyenne, même sur la PS5 d’origine.

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Une interface déjà vue

Évidemment, ce rendu visuel tape-à-l'œil, on le doit à l'intégration du moteur Anvil déjà présent sur Assassin’s Creed Shadows en 2025. La plus belle prouesse technique reste l'exploration des grandes villes, de la mer et îles qui s'effectue sans aucun temps de chargement, que ce soit pour aborder un navire, plonger ou mettre pied à terre.

Malheureusement, ce ravalement de façade est partiellement gâché par une interface et des menus copier-coller de Shadows. Cette standardisation tue l'identité visuelle de Black Flag au profit de l'écosystème Infinity. L’animus Hub (l’interface commune à tous les Assassin’s creed modernes) est lui aussi de retour avec ses missions hebdomadaires pour débloquer des accessoires et cosmétiques. L'ergonomie aussi en pati : devoir charger le Codex à chaque fois que l'on veut consulter une bête carte au trésor est un choix particulièrement pénible. Heureusement, la carte est bien plus lisible que celle de l’époque.

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Edward Kenway, un “héros” qui peine à convaincre en 2026

Suivre Edward Kenway pendant plus de trente heures n’a, je le confesse, pas été un franc plaisir de mon côté. Si le pirate gallois possède un charisme indéniable, sa caractérisation pose un sérieux problème avec le recul. Obnubilé par l’argent et le succès au détriment de tout ce qui lui tient à cœur, il n’évolue pratiquement pas et répète inlassablement les mêmes erreurs , même au cours des quêtes narratives inédites de ce remake. Je suis peut-être sévère avec ce cher Edward, mais force est de constater que la véritable force de Black Flag repose à nouveau sur sa superbe galerie de seconds rôles, de Barbe Noire à James Kidd en passant par Stede Bonnet.

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Le casting est élargi avec l’arrivée de trois officiers spéciaux à recruter pour le Jackdaw : Lucy Baldwin, El Padre et Tobias Smith. Leurs quêtes dédiées, bien que très classiques dans leur écriture et reposant comme d’habitude sur la vengeance, s'avèrent agréables à parcourir. Lucy et sa personnalité rafraîchissante sortent clairement du lot, tout comme l'introduction de Tobias Smith, véritable que l’on découvre par hasard enfermé dans une caisse et dans un état pitoyable.

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En plus de la quête principale totalement inchangée, ce remake propose quelques nouvelles quêtes donnant plus d’importance à certains personnages secondaires comme Barbe Noire et Stede Bonnet. Des ajouts appréciables, mais le gros morceau est la quête “Dans un monde sans or“ où Edward est traqué par Maynard, un lieutenant anglais peine à convaincre. Sans vous révéler les tenants et aboutissants de cette quête originale, cet “épilogue” conserve globalement les mêmes défauts que la trame principale, ayant recours à de nombreuses facilités scénaristiques. Edward tombe toujours et encore dans les mêmes pièges et devrait être mort une dizaine de fois si ce n’était pas le personnage principal de cette histoire. Je regrette d’ailleurs que certains points sombres du scénario n’aient pas été rectifiés dans ce remake, comme par exemple la manière dont les templiers ont découvert la supercherie d’Edward au début du jeu. Encore aujourd’hui, nous ne savons pas comment ils ont découvert son identité, ni pourquoi ils l’ont gardé en vie.

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Certains contenus appartiennent au passé

Pour avoir du nouveau contenu, il faut aussi savoir se séparer de quelques autres. L'édition Resynced fait d'abord l'impasse sur le mode multijoueur d'origine et on ne lui en tiendra pas rigueur. Mais elle ampute surtout le jeu de l'excellent DLC Freedom Cry centré sur Adéwalé. Sans doute le retrait le plus douloureux pour les fans. Adé est un personnage profondément respecté et apprécié par la communauté, et le voir ainsi mis à l'écart dans la trame principale – où il n'a aucune mission dédiée et se contente de servir de boussole morale à Edward – rend l'absence de son aventure autonome particulièrement regrettable.

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L'autre grand coup de balai concerne la méta-histoire contemporaine. Souvenez-vous de toute cette partie à la première personne dans les locaux d'Abstergo. Cette dernière a été purement et simplement supprimée. Si ces phases de piratage informatique étaient loin d'être les plus dynamiques de la saga, elles assuraient a minima un lien avec le lore global et l'intrigue du "Sage". À la place, le jeu introduit quatre Failles de l'Animus optionnelles, comme dans Shadows. On y suit des séquences construites par EGO, l'avatar du système. Dotées d'une direction artistique très singulière et réussie , ces failles proposent des sortes de scénarios alternatifs de type "What-if" plutôt intrigants , imaginant ce qu'il se serait passé si Edward avait tenu sa promesse envers Caroline, ne devenant pas un pirate. L'expérience de ces niveaux linéaires est visuellement superbe, mais sa finalité narrative laisse un arrière-goût un peu amer de "tout ça pour ça". En tout cas, si Ubisoft prépare une version Resynced des mémoires d’Altaïr ou Ezio (héros du deuxième volet), je suis curieux de savoir comment ils vont gérer la méta-histoire de Desmond. Auront-ils l’envie de la supprimer elle aussi au profit de nouvelles failles de l’animus ?

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Un système de combat modernisé mais répétitif

Côté gameplay, le principal changement concerne les combats, s'éloignant drastiquement du système RPG "bourrin" des derniers épisodes pour revenir à un modèle plus tactique. Les contres font leur retour, bien plus moderne et dynamique qu'autrefois. Mais toujours aussi répétitif. Le combat repose désormais sur la gestion d'une jauge de posture couplé à la barre de vie de l’adversaire. Placer un contre au bon moment permet de déstabiliser instantanément l'adversaire pour l'exécuter d’une traite, avant d'enchaîner sur une élimination en série surpuissante et jouissive. Heureusement il est possible de varier les plaisirs grâce à quelques coups spéciaux bienvenus : Coups de pied pour projeter un garde contre un mur, balayettes pour briser la garde et le coup de pistolet, toujours efficace. Mention spéciale pour le coup de pied gratuit sur un garde en hauteur, rappelant le “this is sparta” qu’on adorait sur Assassin’s Creed Odyssey.

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Pour autant, on déplore un choix d'armes grandement réduit par rapport à 2013. Les iconiques lames secrètes perdent leur statut d'armes actives et sont désormais reléguées au rang de simples finish moves contextuels après une parade réussie. Il est également impossible de désarmer les soldats ou de ramasser leurs fusils au sol pour s'en servir contre eux, comme on adorait le faire à l'époque. Notre arsenal se limite aux doubles sabres, répartis en trois catégories (sabres classiques, rapières et lames-pistolets) offrant chacune une attaque lourde différente. En vérité, ces variations n'apportent aucun bouleversement concret en combat : j'ai traversé l'intégralité de l'aventure avec mes sabres de base, essayant brièvement les autres types sans ressentir de réelle différence. Chacun y trouvera simplement son favori esthétique.

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Un gameplay de combat simple dont on éprouve rapidement la répétitivité. A l’exception des boss, chaque combat est en fait plus où moins le même : contrer ou briser la garde de l'ennemi afin de l’exécuter. Attention tout de même, vouloir spammer les attaques simples face à une horde d'ennemis pourrait vous coûter la vie. L’IA des ennemis a été améliorée et il est plus difficile de déterminer quel ennemi va vous vous porter un coup et quand. D'autre part, la caméra de verrouillage est un calvaire sans nom. Dès qu'un mur ou un allié se place dans votre dos en espace clos, y compris lors des abordages, l'objectif zoom de manière agressive devant vous, détruisant tout repère visuel dans les situations de surnombre et empêchant souvent de voir une attaque de dos. Pour résumer, il vaut mieux pour Edward de jouer les assassins plutôt que les combattants tant on préfère éviter ces affrontements parfois brouillon passée une dizaine d’heure de jeu.

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Parkour et infiltration : Entre vieux os et nouvelles branches

L’infiltration à toujours été le charme de la licence. Et même si on l’a un peu mis de côté sur les opus modernes, Shadows avait réussi à le remettre sur le devant de la scène. En utilisant le squelette de 2013 et en modernisant son gameplay, Black Flag Resynced propose peut être la meilleure infiltration de la série. On a enfin l’impression de voir la fameuse promesse de Mirage et de son retour aux sources. On accueille avec un immense soulagement la possibilité de s'accroupir librement à tout moment et la gestion manuelle de la capuche, deux aberrations ergonomiques de l'original enfin corrigées. On profite des divers outils d’infiltration pour attirer les soldats, les endormir et bien sûr les assassiner à la chaîne. Il n’y a rien de plus jouissif que d’arriver dans une zone et de faire le ménage avant de se promener librement au milieu des corps pour ouvrir les coffres et fouiller les environs.

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Le parkour bénéficie lui aussi des dernières technologies de déplacement, intégrant enfin les sauts manuels, les éjections arrière ou les éjections latérales. Et il faut saluer le level design vertical de 2013, déjà excellent à l'époque, qui s'adapte plutôt bien à ces ajouts. La Havane, Kingston et les autres villes étaient pensées pour être parcourues de toits en toits, bien plus que sur les récents opus de la licence. Néanmoins, des soucis de course agaçants viennent parfois briser le rythme. Il n'est pas rare de voir Edward sauter bêtement dans le vide alors qu'une branche évidente nous tendait les bras juste en face. Mention spéciale aux gros arbres penchés typiques de la jungle caribéenne : le moteur semble opposer une étrange résistance physique dès qu'on tente de leur grimper dessus, rendant la grimpette inutilement rigide. Mais dans l’ensemble ça faisait longtemps que je n’avais pas repris autant de plaisir à parcourir les zones, qu’ils soient urbains ou naturels.

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Avec ce remake, Ubisoft promettait une "réécriture complète" des quêtes. Dans les faits, la structure globale reste identique, y compris dans les cinématiques qui sont copiées plan par plan, à l’exception près des missions de filature. Véritable calvaire punitif en 2013, se faire repérer ne provoque plus un écran de game over immédiat. Le jeu s'adapte à vos erreurs ; si la cible vous repère, vous pouvez simplement l'éliminer pour ramasser une note sur son cadavre et faire avancer la quête. Si le confort de jeu y gagne, ces phases perdent tout leur challenge. Les nouveaux venus risquent même de ne jamais se rendre compte que ces séquences étaient autrefois de pures phases d’infiltration.

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Le Roi des pirates a besoin d’un bon navire

N'ayant jamais voué une passion débordante aux batailles navales de l'opus vanilla, je dois reconnaître que cette version Resynced a de solides arguments. Visuellement, les affrontements en mer sous une tempête tropicale sont d'une intensité dantesque, portés par des salves enflammées et une fumée de canon qui crève l'écran. L’arsenal s'est enrichi de tirs alternatifs et de la visée manuelle des canons sur pivot, ce qui dynamise grandement la boucle de gameplay maritime.

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En revanche, gardez vos sous : le navire est un gouffre sans fond. Absolument tout votre or durement gagné va passer dans les améliorations de la coque ou des munitions, indispensables pour progresser sans voir son embarcation sombrer en deux bordées ennemies.

L'arrivée de trois officiers spéciaux à recruter (Lucy, El Padre, Tobias) apporte de superbes bonus, comme le Perfect Brace de Lucy qui annule la majorité des dégâts subis si le timing est bon. De quoi devenir le fléaux des mers.

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Un monde immense... mais un peu vide

Si l’immersion est une réussite totale, l'exploration, elle, est mal récompensée. Si Ubisoft annonce avoir rendu accessibles de nombreuses petites îles autrefois inexplorables, la réalité manette en main est finalement décevante. On passe dix minutes à naviguer contre les vents violents et des tornades désormais habituelles pour accoster que sur des bancs de sable vides, abritant un coffre misérable contenant trois planches, une tasse et deux ressources. Oui il y a des traces de vie, des corps ou des bateaux échoués, mais rien qui ne vaille réellement votre temps.

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Même constat pour la plongée libre : pouvoir nager sous l'eau n'importe où est une excellente idée sur le papier, mais cela ne sert concrètement à rien en dehors des coffres à 5 mètres de la plage et des zones de plongée prédéfinies. Elles ont cependant été retravaillées et sont tout aussi magnifiques que le reste des décors caribéens.

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Petit mot tout de même sur la chasse et le harponnage qui auront sans doute du mal à être acceptés de tous en 2026. En effet, le système d'amélioration d'équipement vous oblige en quelque sorte à passer par la chasse et le harponnage. Si les phases de dépeçage sont cachées hors de la caméra, il reste nécessaire de tuer les animaux dans un premier temps. C’est même indispensable pour compléter une zone à 100%. La chasse aux requins et aux baleines est elle bien plus gore, puisqu’on nous demande de lancer une dizaine de harpons pour venir à bout de la bête avant de sortir son corps mutilé de l’eau. Il est évident que ça se passait comme ça à l’époque et que l’on tue de toute manière des centaines d’hommes au fil du jeu, mais il est bon de souligner que l'absence totale d'alternative pour améliorer ses sacoches ou sa santé incitera tous les joueurs à participer à ces chasses.

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Conclusion

Points forts

  • L'immersion totale dans les Caraïbes du 18e siècle
  • Le casting de personnages secondaires, anciens comme nouveaux
  • Les batailles navales améliorées
  • Une infiltration toujours aussi efficace
  • Du contenu original bienvenu
  • Un monde ouvert toujours aussi généreux

Points faibles

  • La caméra durant les rixes
  • Un gameplay en combat répétitif
  • Météo dynamique finalement frustrante
  • Un scénario encore trop peu inspiré
  • De nouvelles quêtes peu surprenantes
  • L'impasse sur l'excellent DLC ''Freedom Cry''

Note de la rédaction

15

Assassin's Creed Black Flag Resynced réussit sa mission de modernisation sur la forme, mais peine à masquer les rides d'une formule en monde ouvert éprouvée sur le fond. L'immersion pirate au cœur des Caraïbes est fantastique, sublimée par des personnages secondaires toujours aussi appréciables qu’ils soient nouveaux ou anciens. Cependant, une caméra souvent aux fraises lors des affrontements, une répétitivité dans l’action parfois lassante et le manque d’améliorations de l’aventure principale empêchent, pour l’instant, ce premier remake d'atteindre les sommets. Car oui, Black Flag Resynced a réussi à me faire imaginer ce que pourrait être un remake des aventures d'Altaïr ou d’Ezio et il est évident que je rêverais de retourner à ces époques dans ces conditions. Cette nouvelle version reste un très bon voyage estival pour les nouveaux venus et un doux moment de nostalgie pour les vétérans. Mais si vous saturez déjà de la formule Assassin’s Creed, ce n’est pas avec Resynced que vous lui accorderez la rédemption.

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