Alors que Toy Story 5 vient de sortir au cinéma, une potentielle suite fait déjà parler d’elle. Le succès du cinquième opus donnant forcément des idées… Mais est-ce vraiment nécessaire ? Cette saga fait partie de mes préférées et pourtant, je suis sceptique.
Toy Story 5 : une recette efficace, mais un gros air de déjà-vu
En tant que fan de la première heure de Toy Story, j'avais forcément hâte de découvrir le cinquième film, même si mon cœur balançait déjà. Pour moi, l'histoire s'était arrêtée en 2019. La fin de Toy Story 4 concluait parfaitement la saga, et j’avais d’ailleurs versé plusieurs larmes. C'était le point final idéal.
Je ne pouvais pas pour autant louper ce nouvel opus et avais de nouveau espoir d’être malgré tout émue. Seulement, la magie n’a pas opéré cette fois, du moins pas pour moi. Et pourtant, le film est loin d’être mauvais et même plutôt plaisant. Pixar sait y faire et intègre ici de bonnes idées, notamment en traitant de la thématique ultra-actuelle des écrans et de la technologie qui accapare le quotidien des enfants.
Le problème, c'est que la recette globale reste désespérément la même. L'arrivée d'un nouveau jouet, les enfants qui grandissent, l'oubli, la peur viscérale de l'abandon... Si bien que pour la première fois, je n’ai pas été réellement émue devant un Toy Story.
Les rouages fonctionnent toujours, mais une persistante impression de déjà-vu s'installe au fil des minutes. Couplé à quelques longueurs narratives, ce sentiment m'a fait décrocher à quelques reprises. Se centrer sur de nouveaux visages n'a malheureusement pas suffi à briser la monotonie.
Le charme d’un concept peine généralement à être répété à l’infinie. Hélas, depuis plusieurs années les réelles nouveautés se font rares ; on nous inonde surtout de suites de films qui ont marché ou de remakes. La preuve avec ce cinquième Toy Story, ou encore les prochains Shrek 5 et l’Âge de glace 6 attendus pour 2027. Et ne parlons même pas de sagas comme Star Wars…
Et dans le cas de Toy Story, on pourrait encore retrouver Jessie, Buzz, Woody et tous les autres prochainement vu qu’un sixième film fait déjà entendre parler de lui…
Un tsunami au box-office mondial et français qui annonce un sixième Toy Story ?

Malgré qu’on en soit au cinquième film et que la recette reste la même, le public mondial a répondu présent de manière spectaculaire pour son week-end de lancement. Le long-métrage a signé le plus gros démarrage de toute l'histoire de la franchise et s'impose tout simplement comme le plus gros lancement cinéma de l'année 2026. En l'espace d'un seul week-end, le film a amassé la somme colossale de 312 millions de dollars à l'échelle internationale.
Aux États-Unis, le démarrage est historique avec 160 millions de dollars récoltés sur plus de 4 400 écrans. De même, à l'international, les marchés étrangers ont rapporté 152 millions de dollars supplémentaires, propulsant le film à la deuxième place des plus gros lancements de l'histoire du cinéma d'animation. On ne fait pas exception en France où le film a attiré plus de 1 million de spectateurs dès sa première semaine en salles, écrasant sans pitié toute forme de concurrence malgré la chaleur estivale.
Face à un tel braquage en règle, Disney ne va évidemment pas s'arrêter en si bon chemin. Interrogé par Dexerto, le réalisateur et scénariste Andrew Stanton, sans le confirmer, énonce clairement son envie de proposer un sixième et dernier film.
Je ne peux pas vous le dire. C'est ce qui garantit mon emploi ! [...] Je voulais que ça reste honnête, comme ça l'a été, et que ça suive la vie des enfants. C'est ce qui, je crois, a vraiment donné l'impression d'une trilogie parfaite pour Andy. J'espère que nous ferons de même si cela continue pour Bonnie, et pour tous ceux qui entreront dans leur vie.
La productrice Lindsey Collins abonde dans son sens en rappelant que le succès de Pixar repose sur cette fidélité à la réalité de chaque époque. L'objectif est donc clair : transformer les épisodes 4, 5 et 6 en une trilogie dédiée à Bonnie.
On peut ainsi s’attendre à voir Bonnie grandir, ce qui remettra de nouveau en question l’avenir de ses jouets… Pour autant, j’irais sans doute le voir dans l’espoir d’être surprise, quitte à me plaindre ensuite. Et vous ?