Après une première année exceptionnelle, la Nintendo Switch 2 entre dans une période beaucoup plus délicate. Entre hausse des prix, inquiétudes économiques et chute brutale des ventes sur un marché clé, les nuages s’accumulent. Pourtant, une annonce très attendue lors d’une récente conférence pourrait bien changer la donne et redonner espoir à un constructeur qui cherche encore son plus grand atout pour convaincre.
L’augmentation du prix de la Nintendo Switch 2 crée un mouvement de panique, et l’effondrement qui suit fait mal…
Il y a quelques jours à peine, la Nintendo Switch 2 a soufflé sa première bougie et, côté chiffres, on ne peut pas dire que ces 365 jours de commercialisation n’ont pas été une réussite, bien que le catalogue de la console soit sujet à de vifs débats. Toutefois, le lancement de cette seconde année pourrait poser davantage de problèmes à Nintendo sur certains marchés, notamment sur ses propres terres.
Au Japon, le pays fait face à une situation économique inédite et compliquée (inflation, stagnation des salaires depuis les années 90 et faiblesse historique du yen). En conséquence, les coûts de production, d’énergie et d’expédition explosent, tandis que les composants importés deviennent beaucoup plus coûteux pour la firme. À cause de cet effet boule de neige, Nintendo a officiellement annoncé une hausse du prix de ses consoles (mais également à l'échelle mondiale), cédant aux pressions économiques du marché.

Pour les joueurs japonais, ce changement de politique tarifaire a frappé comme la foudre. Depuis le 26 mai dernier, la console — le Japon bénéficiait d’une édition spéciale « region-locked » ne supportant que le japonais à tarif préférentiel —, qui était commercialisée à 49 980 yens (soit entre 312 et 326 dollars, contre 449,99 dollars outre-Atlantique ; un prix 40 % plus élevé que celui de la Nintendo Switch à sa sortie), a connu une hausse soudaine de 10 000 yens (passant à 59 990 yens, soit environ 374 dollars). Pour nous, consommateurs français et européens, l’augmentation du prix ne sera effective qu’à la rentrée, le 1er septembre 2026.
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Nintendo doit convaincre les joueurs d’acheter une Nintendo Switch 2, et il a peut-être l’argument ultime
Peu après cette annonce de la part du président de Nintendo, Shuntaro Furukawa, deux phénomènes se sont produits. Le premier, c’est que les ventes de la Nintendo Switch 2 se sont emballées. La semaine qui a précédé la hausse de prix, un pic exceptionnel de 247 880 consoles vendues a été enregistré ! Le second, qui confirme que les achats ont été effectués dans la précipitation, c’est que les ventes se sont effondrées dès l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. D’une semaine à l’autre, au Japon, la chute a été estimée à 87 %. En chiffres, cela représente 31 751 ventes, contre près de 248 000 la semaine précédente !
Si cette décision risque de coûter cher à Nintendo et d’impacter les ventes de la console, elle a également un effet sur l’image du constructeur. Face aux consoles de Sony et Microsoft, Nintendo était considéré comme « le choix abordable », mais désormais l’écart de prix avec ses concurrents se réduit dangereusement puisqu’il n’y a plus que 100 dollars d’écart entre elle et la PS5 Édition Digitale (500 dollars contre 600 dollars). Pour ne rien arranger à la situation, Nintendo donne toujours le sentiment de courir après son « system seller », soit le jeu qui fera vendre des consoles par palettes entières.

Autant vous dire qu’un grand nombre de joueurs avaient les yeux rivés sur le Nintendo Direct diffusé par le constructeur mardi dernier. Si la présentation n’a peut-être pas convaincu tout le monde — les amateurs de jeux de rôle et de productions japonaises vont être aux anges dans les mois et années à venir —, il y avait tout de même une annonce tonitruante, confirmant les bruits de couloir qui circulaient ces dernières semaines : le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time est bel et bien une réalité, et il est prévu pour 2026 ! De quoi faire passer la pilule de l’augmentation des prix et booster les ventes ? L’avenir nous le dira.