Grande surprise du dernier State of Play, Laufey marque le retour de God of War, quatre ans après Ragnarok. Et dès ses premières images, cette nouvelle aventure semble déjà corriger l’un des défauts majeurs des deux précédents épisodes dont je ne m’étais jusque-là jamais remis.
Les rumeurs étaient vraies. Après de nombreux bruits de couloir, Faye, femme de Kratos et mère d'Atreus, va bien avoir droit à sa propre aventure. Comme dernière surprise du State of Play, God of War : Laufey a été officialisé à travers une longue séquence de gameplay de 20 minutes mélangeant cinématiques et surtout gameplay, toujours en plan séquence. Et alors que j'ai toujours eu beaucoup de mal avec God of War (2018) et Ragnarok, Laufey semble renouer avec les origines de la franchise pour mon plus grand plaisir. Je m'explique.
God of War (2018), ou la disparition d'un sous-genre du jeu d'action
En 2018, je n'ai vraiment pas été convaincu par God of War. Mon problème ne vient pas de la teneur plus intimiste de l'aventure qui se focalise sur la relation entre Kratos et Atreus, mais plutôt du le gameplay. Avec ses combats bien plus ancrés au sol, un Kratos lourd à contrôler et surtout une caméra beaucoup trop proche du personnage, je ne reconnaissais plus du tout l'ADN de la saga de la trilogie originale. En adoptant une approche du jeu d'action bien plus dans l'ère du temps, j'étais peiné de voir que God of War abandonnait ses racines de beat'em up dont il n'y a plus tant de représentants aujourd'hui.
Bayonetta, Devil May Cry, Dante's Inferno et évidemment God of War : ce genre d'expérience dans lequel on affronte des foules d'ennemis avec des combos permis par la possibilité de manier différentes armes a disparu avec la génération PS4 et God of War (2018) en est le meilleur exemple. Aujourd'hui, il n'existe plus tant d'expérience de ce genre : Devil May Cry 5 remonte à 2019 et Final Fantasy XVI n'a pas rencontré le succès escompté. Pour ces raisons, j'en voulais à Santa Monica d'avoir "abandonné la cause". Et pourtant, God of War : Laufey m'a redonné espoir.
God of War : Laufey corrige (déjà) l'un des plus grands défauts de Ragnarok
Hormis son héroïne, ce qui différencie God of War : Laufey des deux précédents épisodes, c'est le gameplay de Faye qui est bien plus aérien et qui rappelle la trilogie originale God of War. Fini le gameplay lourd de Kratos qui a les deux pieds bien plantés au sol, Faye nous permet enfin de lancer ses adversaires en l'air pour faire des combos aériens. Ces enchaînements sont aussi permis par la présence de Phranque, ce fameux cube de gélatine étonnant, mais qui a une fonction d'un point de vue gameplay : envoyer les ennemis sur lui pour les projeter en l'air.
kratos sacrificed his ability to do air combos for his wife to have them thats real love
— KJGD | Mumble (@Soraismyson) June 2, 2026
Par l'introduction de cette dimension aux combats, God of War : Laufey me donne vraiment la sensation de retrouver les combats de la trilogie originale, mais dans des graphismes actuels. En plus, les rubans de l'épée de Faye semblent se comporter comme les Lames du Chaos de Kratos de ces mêmes jeux, histoire de pousser le parallèle toujours plus loin. D'ailleurs, on peut se demander si ce God of War : Laufey ne servirait pas à Santa Monica de prototype pour adapter le gameplay de la trilogie originale avant de le transposer en remake comme cela avait été officialisé dans un précédent State of Play.
Avec tous ces signaux envoyés, God of War : Laufey me rassure sur la direction prise par la franchise après des choix qui ne m'ont pas convaincu dans God of War (2018) et God of War : Ragnarok. En espérant que cette aventure inédite serve de solide base pour le remake de la trilogie originale... et peut-être pour les prochaines aventures de Kratos ?