Est-ce que j’ai aimé le dernier State of Play ? Sur le coup, pas vraiment. Ma femme vous le dira : je me suis un peu emporté devant God of War Laufey (notamment). Mais comme on dit, la nuit porte conseil…
Quand j’ai vu God of War Laufey au State of Play, j’y suis d’abord allé à reculons. Je trouvais les animations de Faye en combat un peu grotesques. Graphiquement, je ne voyais pas forcément d’amélioration par rapport à God of War : Ragnarök. Et surtout, je comprenais pas le mélange de mythologies et donc de styles artistiques différents. Il était minuit, j’étais fatigué, et j’ai bien fait de rien twitter… Parce qu’après m’être renseigné sur le jeu, au petit matin, j’étais beaucoup plus chaud.
L’au-delà des dieux
Dans ce God of War, Faye atterrit donc dans l’Everywhen, l’au-delà des dieux. C’est pour ça qu’il y a des divinités issues d’autres mythologies, comme Begtse, le dieu mongol de la guerre, et Sekhmet, une figure majeure de la mythologie égyptienne qui n’est pas tendre non plus.
Sekhmet et Begtse

Et c’est ces deux-là qui semblent faire la pluie et le beau temps dans l’Everywhen. Comme l’explique Santa Monica - le studio qui développe le jeu - sur le PlayStation Blog, l’au-delà est le théâtre d’une lutte pour prendre le contrôle de ces terres remplies de “magie dangereuse”.
L’Everywhen est le berceau et le cercueil de toutes les magies, un royaume transcendant au-delà de tout ce que nous avons connu. Un endroit où les dieux et créatures de différentes mythologies se réunissent, et pas toujours en harmonie - Santa Monica Studio (PS Blog)
Phranque, Rue et Faye

God save the cube
En parlant de magie, j’en connais deux qui m’ont d’abord pas mal déconcerté mais que j’ai appris à aimer. Je veux évidemment parler de Phranque et Rue, alias le cube de gelée qui parle et l’épée qui parle (d’ailleurs c’est pas la lame qui a la langue bien pendue, mais les rubans au-dessus).
C’est pas les premiers personnages qui me seraient venus à l’esprit pour un nouveau God of War, mais bon, pourquoi pas ! Ils débordent de personnalité à la seconde où ils apparaissent à l’écran, et au-delà du super travail sur l’animation et les bruitages, on peut aussi dire merci à leur interprète : c’est Jack Quaid (Hughie dans la série The Boys) qui prête sa voix à Phranque, et Rue est doublée par Perlina Lau. Quant à Faye, vous avez peut-être reconnu Deborah Ann Woll (la série Daredevil).

Un God of War plus fantasy
Ce qui m’a sans doute gêné au premier visionnage, c’est ce melting-plot de plein de choses (ce qui est justifié par l’Everywhen, j’en ai bien conscience). Quand Faye se réveille, on est à la limite du conte de fées : il y a des papillons, des fleurs multicolores, même une créature toute mignonne qui ne demande qu’à être caressée. Puis Begtse et Sekhmet débarquent, et on passe complètement sur autre chose.
Ça fait beaucoup, mais je pense que God of War Laufey tirera justement sa force de tout ça. Dans tous les cas, je suis très curieux de voir ce que Santa Monica nous réserve. Pour rappel, c’est prévu en exclusivité sur PS5, pour l’instant à une date inconnue.