On ne va pas se mentir, quand ce jeu pour fans d’animes est sorti, il s’est fait descendre par la critique et les joueurs. Tout le monde criait au scandale, au jeu sans âme. Pourtant, j’y ai rejoué en 2026 et franchement, j’ai kiffé rejouer à ce titre.
Pour fêter les 50 ans du magazine Weekly Shōnen Jump, Bandai Namco nous avait promis le crossover ultime : Goku, Luffy et Naruto qui bastonnent ensemble dans un style graphique semi-réaliste hyper ambitieux. Mais à sa sortie, Jump Force se fait détruire. Graphismes jugés datés, animations rigides et scénario bancal… Le jeu est rapidement devenu la risée du web. Pourtant, derrière ce torrent de haine se cachait un plaisir de jeu coupable, mais ultra immédiat qui m’a scotché à ma manette pendant des heures.
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Une baston pop-corn qui envoie du lourd
La première baffe de Jump Force, et de loin la meilleure, c'est le gameplay des combats. On est sur du pur jeu de combat en arène 3D, nerveux et ultra spectaculaire. Dès que tu lances une partie, ça explose de partout. Les commandes sont simples à prendre en main, ce qui permet de s'amuser directement sans passer dix heures en mode entraînement à apprendre des combos de l'infini. C’est fluide, ça va vite, et visuellement, les affrontements sont dynamiques.

Ce qui fait la force de ces combats, c'est aussi la sensation de puissance brute. Quand on déclenche une attaque spéciale, la caméra virevolte, le décor se détruit sous l'impact et les effets de lumière pètent la rétine. Propulser son adversaire à travers un bâtiment après un enchaînement bien placé, c’est hyper gratifiant. C’est un gameplay avant tout pensé pour le fun immédiat, parfait pour des sessions pop-corn entre potes où l'on en prend plein les yeux sans se prendre la tête.
Le panthéon du Shōnen est (enfin) à portée de main
L'autre gros point fort de Jump Force qui m'a fait chavirer, c'est son roster de personnages complètement dingue. Pouvoir créer une équipe avec Vegeta, Sasuke et Killua, c'est le fantasme absolu de n'importe quel fan d'animes. Le jeu pioche dans des licences légendaires comme Dragon Ball, One Piece, Naruto, mais aussi dans des œuvres pépites comme Hunter x Hunter, Yu-Gi-Oh! ou Kenshin le Vagabond. Mention spéciale à Seiya et Shiryu de Saint Seiya, également présents dans le roster, dont leur présence me comble de bonheur.

Chaque personnage respecte à fond son œuvre d'origine dans sa manière de bouger et de combattre. Voir s'entrechoquer des univers graphiquement si différents avait, à l’époque, un côté surréaliste et kiffant.Incarner Yugi qui invoque le Magicien Sombre face à un Luffy en Gear Fourth, c'est juste magique. Ce “gloubiboulga” de héros m'a rendu complètement nostalgique et a largement suffi à effacer les éventuels défauts visuels du titre pour me plonger dans mon propre délire de fanboy.
Un mode histoire qui frôle le hors-jeu
En revanche, là où je rejoins totalement la communauté et les critiques, c’est sur le mode histoire. Disons les termes : c'était une purge sans nom. L'idée de base de faire fusionner le monde réel avec les univers du Jump était pourtant sympa, mais l'exécution s'est avérée hasardeuse. On se retrouvait à errer dans un hub central désert et mal organisé pour enchaîner des missions répétitives sans aucun intérêt narratif.

Le pire restait sans doute les cinématiques. Les personnages restaient plantés là, immobiles, avec des regards totalement vides et des expressions faciales inexistantes. L'écriture était également assez paresseuse et le rythme était brisé par des temps de chargement interminables à l’époque. C’est dommage, car le potentiel était gigantesque, mais sur ce coup-là, Jump Force méritait clairement ses mauvaises notes, et j'attends un nouveau jeu pour fan d'animes qui saura répondre aux attentes de toute la communauté.