5 ans jour pour jour après Returnal, Housemarque signe un nouveau jeu nommé Saros. Une déclinaison spirituelle de l’une des premières exclusivités de la PS5 à bien des égards mais attention : si c’est Returnal 2 que vous attendez, vous risquez fort d’être déçus.
Returnal : premier jeu vitrine PS5 et expérience brutale
Sorti en 2021, Returnal était l’une des premières exclusivités, voire la première exclusivité de la PS5, en mettant en avant la DualSense. Un titre extrêmement bien reçu par la critique à l’époque (86/100 sur Metacritic) et qui affiche bonne presse auprès des joueurs.
À l’époque de son lancement, Returnal fait parler de lui. Certains pointent du doigt son exigence très (trop ?) élevée. Il faut dire que le jeu se rapproche d’un roguelike : un genre de jeu où tout est généré aléatoirement (monstres, pièces, armes, coffres, etc.) qui nécessite un réapprentissage constant des mécaniques. Le tout couplé à des ennemis impardonnables et l’impossibilité de sauvegarder sa partie en cours de route, cela lui a valu d’être considéré comme injuste et difficile par une partie du public.
Il est souvent question d’expérience dans le jeu vidéo et, si je n’ai pas été frustré au point d’abandonner, il faut dire que Returnal m’a donné du fil à retordre. J’ai essayé plusieurs fois de vaincre le boss du 3e biome, un nombre suffisant de fois pour me rappeler que j’ai bien galéré sur lui. Bref, Returnal affichait pour moi à l’époque un certain challenge auquel j’étais ravi de me confronter.
Mais attention : si vous êtes comme moi et attendez de Saros le même défi que Returnal, vous faites fausse route.
Saros : une déclinaison spirituelle qui abandonne l'exigeance
On l’a dit de multiples fois : Saros est bien une déclinaison spirituelle de Returnal. On y retrouve la même façon de narrer l’histoire (par des journaux écrits ou audio, avec des flashbacks) et la même patte artistique quand il s’agit de créer un univers de science-fiction. Bien sûr, c'est aussi le cas dans le gameplay : les sensations à la manette sont encore meilleures et on retrouve une proposition arcade évoluée par rapport au premier volet.
Grosso modo, une formule mieux travaillée, et certains diraient la même chose en ce qui concerne la difficulté. On peut même dire que Saros passe au roguelite : une version plus facile du roguelike qui s’en distingue juste par la présence d’une méta-progression. Ici, un arbre de talents offrant des caractéristiques passives supplémentaires grâce à la monnaie récupérée en cours de route. De quoi se faciliter la vie.
Et perso, si j’ai adoré Saros pour de multiples raisons, je ne le conseillerais pas à ceux qui ont aimé Returnal pour son challenge. Saros est plus facile, plus accessible et peut ne pas vous pousser dans vos retranchements. Je n’ai jamais été mis en difficulté (un seul boss m’a demandé deux essais) et c’est aussi pour cela qu’il ne faut pas se tromper. Saros, c’est Saros : ce n’est pas Returnal 2.