Mais que se passe-t-il chez Xbox ? Depuis l’arrivée d’Asha Sharma, la remplaçante de Phil Spencer, la marque américaine connaît un temps fort. La nouvelle boss commence la semaine en annonçant une baisse de prix du Game Pass Ultimate et la termine avec une note d’intention qui a tout l’air d’un “reset”. C’est ça, la méthode Sharma.
Le modèle Xbox va changer… mais à quel point ?
L’annonce est tombée le 24 avril à 17 heures : Asha Sharma, la nouvelle patronne de Xbox depuis les départs de Phil Spencer et de Sarah Bond, reconnaît qu’il y a beaucoup de travail à faire pour que la marque Xbox fasse de nouveau rêver les joueurs, mais aussi les développeurs. C’est par l’intermédiaire d’un message envoyé aux employés de Microsoft, cosigné par Matt Booty et publié sur le site officiel du constructeur, que l’on apprend que celle qui vient de l’IA chez Meta a décidé de débrancher la machine… pour mieux la relancer.

“Xbox a été créée par des personnes prêtes à tenter des choses que d'autres n'auraient pas osé faire”, écrit-elle. Dans un long paragraphe, elle explique avoir constaté la frustration des joueurs pour plusieurs raisons, notamment des mises à jour Xbox qui diminuent alors que les prix ne cessent d’augmenter. Les joueurs, mais aussi “les développeurs et les éditeurs en demandent plus”, lit-on. “Le modèle qui nous a menés là où nous en sommes ne sera pas celui qui nous fera aller de l'avant”, prophétisent Sharma et Booty. “Le plan reste le plan jusqu’à ce qu’il ne soit plus le plan”, disait la nouvelle patronne de Xbox à son arrivée. Il faut donc prévoir de gros changements à venir dans la stratégie du gaming chez Microsoft.

Reprendre les rênes
“Nous devons être honnêtes sur notre situation actuelle. Nous sommes un challenger”, lit-on. À quoi devons-nous nous attendre chez Xbox ? Pour le moment, ce qui a été publié tient plus de la note d’intention que d’une feuille de route précise. Tout ce que l’on sait, c'est que l'objectif principal est d’avoir un maximum de joueurs actifs au quotidien, et que cela se fera via quatre priorités liées au hardware, au contenu, à “l’expérience Xbox” et aux services.
En vrac, la mission est de stabiliser la génération Xbox Series X|S afin d’en faire une base solide pour la suite, de faire du Project Helix une machine aux performances optimales où l’on peut jouer aux jeux consoles et PC, de s’implanter en Chine ou encore de renforcer le Game Pass. Asha Sharma insiste sur le fait que de futures acquisitions sont à prévoir. Cela ne vous rappelle rien ?

D’autres pistes sont envisagées, comme “développer et enrichir” le portefeuille de franchises et “faire évoluer les partenariats avec les éditeurs tiers”. Autrement dit, chez Xbox, on ne s’interdit rien, pas même de revenir potentiellement aux exclusivités si cela semble bénéfique pour la marque, comme cela est précisé. En 2024, Phil Spencer reconnaissait lui-même que le virage multiplateforme était un test, et que si le résultat était dommageable pour Xbox, alors Microsoft reviendrait sur sa décision. Sommes-nous aux portes d’un vrai retour de Xbox ?
Microsoft Gaming est mort, vive Xbox !
Pour parler de résurrection, il faut une mort. C’est chose faite. Dans son envie de nouveau départ, Asha Sharma abandonne le nom “Microsoft Gaming” pour revenir au simple nom “Xbox” afin d’insister sur le retour aux sources. Elle en profite pour diffuser l’image d’un nouveau logo qui supprime le côté minimaliste en noir et blanc pour revenir à quelque chose de plus complexe et… vert. La couleur de Xbox, quoi !

Asha Sharma et Matt Booty terminent leur message par une dizaine de priorités. Parmi elles : “gagner la confiance de chaque joueur”, “être clair”, et surtout “rester rebelles”. “Les créateurs plutôt que les gestionnaires”, inscrit même le duo. Et si la plus grande chance des joueurs Xbox dans le fait d’avoir Asha Sharma à la tête de la marque, c’était que cette dernière n’était pas un pur produit Microsoft, contrairement à Phil Spencer ? Nous le savons tous, il y a la parole et 'action, et le communiqué de Spencer quand il est arrivé à la tête de Xbox en 2014 n’était finalement pas si différent de celui d’Asha Sharma. Seuls les actes comptent, et ceux de la marque américaine vont être particulièrement scrutés.