The Boys s’amuse régulièrement à parodier les blockbusters de super-héros comme Marvel et DC Comics. Cependant, pour maintenir la cohérence de sa parodie, la production s’est imposé une contrainte d’écriture stricte concernant les références à ces univers connus de la pop-culture.
Alors que la cinquième et ultime saison de The Boys est actuellement diffusée, les spectateurs continuent d'apprécier les clins d'œil évidents à Marvel et DC Comics. Néanmoins, ces moqueries obéissent à une ligne directrice rigoureuse établie par son concepteur dès le départ de la série.
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Une interdiction formelle dans l'univers de The Boys
L'univers de The Boys se veut être le reflet exact de notre réalité contemporaine, à l'unique différence que les super-héros y existent et bouleversent l'ordre établi. Afin de préserver cette illusion, l'auteur a instauré une règle absolue au sein de la salle d'écriture : il est formellement prohibé de mentionner explicitement des maisons d'édition comme Marvel ou DC. Par conséquent, les noms de Superman, Iron Man ou Captain America ne sont jamais prononcés par les protagonistes.
Au lieu d'utiliser des citations directes, les scénaristes privilégient la parodie subtile à travers des équivalents fictifs. L'entreprise Vought International possède ainsi sa propre franchise cinématographique, le VCU, mimant allègrement la stratégie commerciale de Disney avec le Marvel Cinemaitc Universe. De la même manière, les films célèbres se voient détournés, le long-métrage Dawn of The Seven faisant écho à Batman v Superman, tandis que la campagne virtuelle réclamant la Snyder Cut devient le mouvement parodique en faveur de Stormfront.
Un succès critique retentissant porté par un casting solide
Au delà de ces habiles moqueries, on vous rappelle que The Boys se concentre sur l'affrontement entre un groupe de marginaux mené par Billy Butcher, les Boys, et les Sept, l'équipe phare d'une firme corrompue dirigée par Homelander. Cette œuvre subversive dénonce ardemment la cupidité corporatiste, une approche idéologique largement saluée par les observateurs spécialisés. Le programme affiche d'ailleurs une excellente moyenne d'approbation s'élevant à 84 % sur l'agrégateur Rotten Tomatoes.

Les journalistes plébiscitent particulièrement les performances des comédiens, soulignant l'efficacité de Karl Urban, Antony Starr, Jack Quaid et Erin Moriarty dans leurs rôles respectifs. Ce succès critique se retrouve aussi auprès des spectateurs puisque huit millions de curieux ont regardé le premier épisode de la saison 5 au cours de ses dix premiers jours d'exploitation. Alors que cette ultime partie vient conclure cette sanglante épopée, le succès de The Boys confirme que le monde entier savoure la critique sociale cinglante proposée par Amazon Prime Video.