Inception de Christopher Nolan : Une Inspiration Clé de Paprika, le Film d'Animation Japonais de Satoshi Kon

Titre original : “Une des influences principales” pour Inception, Christopher Nolan s’est fortement inspiré d’un film d’animation japonais !

Si je vous parle d’un film étrange qui porte sur une perte de repère entre monde réel et monde onirique, vous pouvez penser à Inception… mais aussi à ce chef d’œuvre de l’animation japonaise !

Le monde onirique est fascinant, tant sur le point scientifique que psychologique. Lors de notre phase de sommeil paradoxal, notre subconscient part dans une aventure, parfois réaliste, parfois complètement loufoque, sans que nous puissions maîtriser quoi que ce soit. Et le rêve est justement la thématique principale dans le film d’animation Paprika, de Satoshi Kon sorti 2006 et de Inception de Christopher Nolan sorti en 2010. Mais pour beaucoup, Inception s’inspirerait énormément de Paprika, que ce soit à travers le scénario ou certaines scènes, ce qui a créé une controverse par le passé. Alors, nous allons voir les ressemblances les plus flagrantes entre les deux œuvres surréalistes, à vous d’en faire votre propre avis !

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Le DC mini vs le PASIV : lorsque la technologie sert à envahir les rêves

Dans les deux œuvres cinématographiques, l’onirisme est l’élément central de l’intrigue, et l'explorent de la même manière : à travers l’utilisation de la technologie afin de rentrer dans les rêves d’autrui. Dans Paprika, la machine nommée le DC Mini est utile aux thérapeutes afin de rentrer dans les rêves de leurs patients, et ainsi connaître leur état psychologique, leurs désirs les plus profonds, ou leurs traumatismes. Spoiler alert : Inui, l’antagoniste de Paprika s'empare de cette machine afin de contrôler l’esprit et les rêves de toute la population japonaise, ce qui crée le chaos le plus total.

“Une des influences principales” pour Inception, Christopher Nolan s’est fortement inspiré d’un film d’animation japonais !

Dans Inception, la machine nommée PASIV pour Portable Automated Somnacin IntraVenous Device (ou Dispositif Portable Automatisé pour Somnacin par Voie Intraveineuse en français) reprend plus ou moins le principe. C’est une sorte de mallette métallique qui injecte le sédatif nommé la Somnacin qui, à l'origine, est administré aux personnes souffrant de troubles du sommeil. Tout comme Paprika, cette machine à été détournée à des fins personnelles, mais ici, ce sont des “extracteurs” qui l’utilisent afin de voler des secrets, des idées à travers le subconscient. C’est indéniable, les deux approches sont très similaires, mais il faut l'avouer, les deux objets ne se ressemblent pas du tout. Et l'utilisation de la technologie onirique n’est pas la seule similarité marquante !

Fiction ou réalité ? Tout est flou !

Dans les deux films, la frontière entre fiction et réalité devient poreuse, même si la distinction est un peu plus ardue dans Inception. Dans Paprika, les rêves envahissent carrément la réalité : parades de “jouets” colorés qui défilent dans le "réel" Tokyo, Paprika (l'alter ego onirique) et Atsuko Chiba coexistent physiquement, c’est à ne rien comprendre ! Pour le réalisateur Satoshi Kon, la fiction et la réalité ne s’opposent pas mais se complètent, créant ainsi un monde unique.

“Une des influences principales” pour Inception, Christopher Nolan s’est fortement inspiré d’un film d’animation japonais !

En revanche, dans Inception, même les spectateurs se font avoir par la confusion. Afin de distinguer la réalité du rêve, les extracteurs ont un objet personnel, pour le personnage principal, Dominic Cobb (interprété par Leonardo Dicaprio), c’est une toupie qui tourne indéfiniment lors de son rêve et s’arrête dans la réalité. Comme beaucoup, la fin de Inception m’a complètement retourné le cerveau : Dominic Cobb retrouve t-il réellement ses enfants ? On ne le saura jamais réellement car Nolan laisse volontairement planer le doute en ne montrant pas la toupie.

Paprika vs Inception : des scènes (très) similaires !

Si vous avez déjà regardé les deux films, certaines scènes peuvent paraître similaires, et c’est assez flagrant ! Deux d'entre elles sont particulièrement frappantes : la première est une scène qui se déroule dans un couloir d’un hôtel qui se déforme, l’autre est celle d’un monde où deux protagonistes se regardent dans un reflet qui se brise.

“Une des influences principales” pour Inception, Christopher Nolan s’est fortement inspiré d’un film d’animation japonais !

Et ça, ça ne passe pas auprès de certains fans de Satoshi Kon qui déplorent un vol d’idées, et même de plagiat ! “Les réalisateurs américains adorent s’inspirer d'œuvres japonaises et parlent d’”inspiration", alors que c’est clairement du plagiat”, s’exclame une internaute sur X. Car ce n’est pas la première fois que les œuvres de Kon sont réutilisées à Hollywood selon certains fans, qui voient des similitudes entre le film Perfect Blue du réalisateur japonais (sorti en 1997) et Black Swan de Darren Aronofsky (sorti en 2010).

Les deux œuvres ont leur propre interprétation des rêves, qui se rejoignent sur quelques idées et plans subtils, mais qui reposent sur leur propre compréhension. De son vivant, Satoshi Kon ne s’est jamais plaint d’un plagiat de la part de Christopher Nolan, et certains pensent même que la similarité entre les films est en réalité un hommage au réalisateur japonais, décédé la même année que la sortie d’Inception. Selon le site de critique Excessif, relayé par l’encyclopédie en ligne Wikipédia, Christopher Nolan aurait cité le film de Satoshi Kon comme l’”une de ses influences principales” même si aucune déclaration officielle ne le confirme.