Interrogé récemment sur son prochain livre, l’auteur de The Witcher garde le silence. En revanche, Andrzej Sapkowski s’est montré plus loquace quand il s’agissait de critiquer l’industrie littéraire.
Boire ou lire, il faut choisir
Invité à la Foire du livre de Bruxelles, Andrzej Sapkowski aurait pu nous donner des nouvelles de son prochain projet. À la place, l'auteur de The Witcher a décidé de critiquer l'état du marché des livres de son pays, la Pologne. Pour lui, la baisse des lecteurs s'explique d'abord par un facteur principal : la hausse du prix des livres.
Le lectorat est en baisse, c'est un fait indéniable. Les raisons sont multiples. La principale, sinon la seule, est le prix des livres. Quiconque pense le contraire se trompe. Si les livres étaient proposés à un prix raisonnable, fondé sur des calculs économiques rigoureux, et s'ils bénéficiaient d'un soutien public, le lectorat augmenterait au lieu de diminuer.
L'auteur va même plus loin et illustre son propos avec une comparaison qui fait honneur au patrimoine polonais : il explique ainsi que les livres ne devraient pas coûter plus de ""20 złoty. J'ai toujours soutenu que, puisque c'est une question de préférence et de choix, un livre ne peut pas coûter plus d'un demi-litre de vodka."
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Sans nouvelle du Sorceleur
Autant le dire tout de suite, Andrzej Sapkowski n'a rien déclaré à propos de son prochain projet, ni même s'il s'agissait d'un livre dédié à sa saga du Sorceleur. Pour l'heure donc, il faudra donc se contenter de ces commentaires.
Sur ce sujet encore, Sapkowski a néanmoins précisé son propos, en insistant sur la popularité du genre de la fantasy. Il estime ainsi que son genre de prédilection n'a jamais vraiment connu de déclin et, qu'au contraire, il jouissait d'un lectorat toujours plus large.
Je pense que (...), la popularité de la littérature fantastique a considérablement augmenté. En tant que spécialiste du sujet, je peux affirmer sans hésiter qu'il y a toujours un intérêt. Est-ce spécifiquement pour mon œuvre ? D'abord, par modestie, je préfère ne pas m'étendre sur le sujet, et ensuite, je ne sais pas exactement. Je le soupçonne, car les livres sont constamment réédités, et je tiens compte du fait que l'éditeur ne le fait pas par plaisir, mais pour gagner de l'argent. S'il gagne de l'argent, c'est qu'il vend, et s'il vend, c'est que quelqu'un achète.