Saros sur PS5 : Plongée dans un univers de dark science-fiction et un gameplay nerveux

Titre original : Aperçu Saros sur PS5 du 26/03/2026

Après avoir offert à la PlayStation 5 l’une de ses meilleures exclusivités avec Returnal, le studio finlandais Housemarque refait parler de lui en 2026 avec un jeu vidéo encore plus ambitieux. La rédaction de JV s’est confrontée à Saros. Voici nos premières impressions après plusieurs heures de jeu sur PS5.

Conditions de la preview

Lors d’un événement organisé par PlayStation dans les locaux du studio finlandais Housemarque situé à Helsinki en Finlande, la rédaction de JV a pu prendre en mains Saros le temps d’une session de 3 heures sur PlayStation 5 après une longue présentation. Nous avons également interviewé le Creative Director Gregory Louden durant 20 minutes afin d’obtenir de plus amples informations sur le jeu et sa philosophie.

Un univers de dark science-fiction

Saros n’est pas la suite de Returnal et ne se déroule même pas dans le même univers. C’est une expérience solo indépendante. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir joué et encore moins d’avoir fini le jeu vidéo sorti en 2021 sur PS5 pour découvrir un titre qui se démarque par son approche cosmique et horrifique de la science-fiction. En tant que fan de ce sous-genre, je suis ravi de voir les artistes et les scénaristes s’en approprier les codes et concevoir un univers original, bien qu’inspiré des plus grandes œuvres du genre.

La dernière création de Housemarque puise dans les classiques, de Metal Hurlant à Alien (H.R. Giger) en passant par Blame, etc. mais aussi dans diverses cultures et cosmogonies afin d'offrir aux téméraires de la manette une histoire intrigante et un lore fascinant qui se dévoilent au fur et à mesure de la progression. “Le gameplay d’abord” demeure la marque de fabrique des jeux vidéo estampillés “Housemarque”. Le récit se veut un peu plus linéaire que dans Returnal et repose sur des cinématiques réalisées avec le plus grand soin, la performance des acteurs et actrices jouant pour beaucoup dans la crédibilité et l’intensité émotionnelle des scènes.

La narration, qualifiée d’atmosphérique par les développeurs, est fragmentée et se construit via les multiples tentatives nécessaires pour surmonter les différents obstacles et autres boss placés sur le “chemin”. Les révélations s'enchaînent au gré des runs et récompensent l’abnégation des joueurs et des joueuses désireux de s’immerger toujours plus profondément dans cet univers de dark SF et d’en découvrir tous les mystères. Un simple fichier audio ou encore une cutscène peut justifier une mort certaine.

L'histoire de Saros

Arjun Devraj est envoyé sur Carcosa, une planète hostile où une colonie humaine a mystérieusement disparu. Sous la menace d’une éclipse inquiétante, cet agent d’élite de l’organisation Soltari explore ce monde changeant à la recherche d’une personne qu’il veut retrouver coûte que coûte. Sur fond de mystère et d’introspection, il découvre au fil de son exploration les secrets de la planète et les événements qui ont conduit à la chute de la colonie humaine.

Saros : cette exclu PS5 m'en a fait baver et j'ai adoré !

Un benchmark pour la PS5

Returnal pouvait motiver à lui seul l’acquisition d’une PlayStation 5 par ses visuels aguicheurs et Saros reprend le flambeau pour mieux embraser la console de Sony. Au-delà de la direction artistique qui me captive par la démesure de ses décors et son originalité, ce sont les visuels qui m’hypnotisent d’un point de vue purement technique. Développé sous Unreal Engine 5, le titre de Housemarque repose sur un framework graphique interne nommé Graphite qui fait le show.

Les artistes sont libres sur Carcosa de laisser exploser leur douce folie créatrice et de faire parler leur imagination, tant la technologie employée leur donne un contrôle total sur le rendu des environnements, des ennemis, mais aussi des effets visuels qui, à eux seuls, distinguent Saros des autres œuvres de science-fiction. Le studio finlandais a dompté la bête : preuve en sont les simulations d’eau, de brouillard et de particules, qui font de cette création vidéoludique une véritable vitrine technique de la PS5. Saros tourne en 4K à 60 images par seconde et offre un spectacle son et lumière d’une beauté rare.

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Un ballet de balles

Saros est un jeu vidéo d’action typé arcade à la troisième personne fondé sur une philosophie vidéoludique aussi vieille que le 10e Art lui-même : “Easy to play, hard to master” (“Facile à jouer, difficile à maîtriser” en français). Housemarque décrit son projet comme un “ballet de balles” dynamique et cela ne saurait être plus vrai que sur Carcosa. Le gameplay privilégie le mouvement constant, une précision chirurgicale du tir et un flow sans interruption.

Les contrôles sont d’une facilité déconcertante à prendre en main tant ils sont intuitifs, et ce ne sera pas de trop pour venir à bout des différents défis imaginés par les esprits retors (dans le bon sens du terme) des développeurs. Les combats, qui rappellent forcément ceux de Returnal, s’avèrent encore plus nerveux, avec un rythme bien qui n'appartient qu'à eux et qui dépend des ennemis rencontrés. Le ressenti lors des affrontements est si plaisant que mourir devient avec Saros un pur plaisir régressif. La mort fait partie intégrante de l’expérience tout comme le réaménagement des niveaux dont les différentes zones sont entièrement créées à la main. Il n’y pas génération procédurale sur Carcosa.

Le système de bouclier permettant d’absorber certaines attaques et de les renvoyer sous forme de pouvoirs psychiques rebat les cartes du genre. Tout est ici une question de timing, de réflexes et de prises de décision rapide. De plus, les éclipses changent radicalement la donne. Ce concept central transforme progressivement le monde, corrompt les ennemis et modifie même les mécaniques de gameplay, ce qui renouvelle l’expérience au gré des biomes/niveaux. Le monde de Saros évolue sous les yeux des agents de l’organisation Soltari, créant un environnement changeant, contrasté, imprévisible et forcément hostile.

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Une philosophie ludique implacable

Housemarque conserve la même philosophie vidéoludique depuis des décennies, celle qui a fait son succès et dont Saros est de dernier représentant. Et quel représentant ! Sous ses airs de shooter arcade se cache un roguelite pur et dur avec ses innombrables Game Over et ses mécaniques empruntées au monde du RPG. Arjun Devraj peut débloquer diverses aptitudes et bonus passifs qui facilitent sa survie sur Carcosa, mais ne rend pas l’expérience facile pour autant. Nombreux seront ceux qui vont se casser les dents sur les boss et il va falloir les vaincre pour connaître le fin mot de l'histoire.

“Easy to play, hard to master” demeure envers et contre tout la vision du studio finlandais qui aime faire souffrir ses proragonistes pour mieux les récompenser en fin de run. La difficulté grimpe naturellement de niveau en niveau et suit la transformation d’une planète toujours plus hostile. Le niveau de maîtrise reste ici la notion clé, celle permettant d’obtenir des armes et des pouvoirs psychiques toujours plus puissants. Ceux ayant survécu à Returnal seront en terrain connu.

Cependant, Saros tend la main aux curieux et aux moins expérimentés grâce à l’intégration de plusieurs modificateurs de Carcosa, qui rendent l’aventure plus accessible, sans pour autant la rendre plus facile. Il est ici question de modifier certains paramètres afin d’optimiser vos futures tentatives et d’adapter le monde à votre style de jeu. “Reviens plus fort”, telle est la devise de Saros. Et ce ne sont pas des paroles en l'air. Enfin, la présence de raccourcis permettant de rejoindre le dernier biome débloqué fait gagner un temps fou. Avec des runs durant de 15 à 30 minutes maximum, les morts à répétition s'avèrent bien moins frustrantes.

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Nos impressions

Saros est bel et bien la suite spirituelle de Returnal et une exclusivité majeure de la PlayStation 5 à suivre de près en 2026. La création de Housemarque brille par ses combats nerveux, son univers de dark SF inspiré des plus grandes œuvres du genre et sa philosophie ludique implacable. Ce jeu d’action arcade à la troisième personne risque de vous en faire baver et vous l’aimerez pour ça. Personnellement, il me tarde de retourner sur Carcosa et de prendre ma revanche.

L'avis de la rédaction
Excitant