Une récente étude s’est intéressé à l’attrait envers la triche de plusieurs communautés sur différents jeux. Les résultats sont sans appel : une célèbre licence possède les plus gros tricheurs !
Tous ceux qui ont un jour joué à un jeu multijoueur compétitif connaissent l’ennui causé par les tricheurs. Certes, on s’en sert parfois pour se rassurer après une défaite contre un adversaire plus expérimenté, mais le problème est bien réel. Jusqu’ici, il n’était pas clair quels jeux étaient les plus concernés. Grâce à une étude réalisée par Surfshark, la question est désormais tranchée.
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Un top 1 pour Call of Duty : pas vraiment une bonne nouvelle
Pour comprendre pleinement les conclusions de l’étude, il convient d’abord de connaître sa méthodologie. Les chercheurs ont examiné 15 jeux vidéo populaires, disponibles sur PC et proposant une expérience en ligne de multijoueur compétitif. Pour chaque titre, ils ont isolé les recherches internet dédiée à la triche des autres recherches grâce à plusieurs mots clés. Les données récoltés ont ensuite été rapportées au nombre estimé de joueurs mensuels, afin d’obtenir un indicateur du taux d’intérêt pour la triche par tranche de 1 000 joueurs.
Tableau récapitulatif de l'étude

L’étude ne laisse place à aucun doute : les joueurs de la licence Call of Duty sont les plus friands de moyens pour obtenir un avantage injuste, qu’il s’agisse de wallhacks (voir à travers les murs) ou d’aimbots (visée automatique sur les adversaires). Sur 1 000 joueurs de Call of Duty, 66 recherches mensuelles concernent la triche. Le résultat n’est pas si surprenant : la franchise existe depuis des décennies, et malgré les tentatives répétées d’Activision pour endiguer le problème, les tricheurs persistent.
Ce qui est plus étonnant, c’est que des titres célèbres pour leur scène esport ultra-compétitive, tels que Counter-Strike, Dota 2, Valorant ou League of Legends, se retrouvent tous relégués en bas du classement. League of Legends, le MOBA de Riot Games, ferme même la marche avec seulement 0,02 recherche liée à la triche pour 1 000 joueurs. À l’inverse, Rocket League, pourtant réputé comme presque immunisé contre la triche, occupe la deuxième place avec 59 recherches pour 1 000 joueurs.
La volonté de tricher : “un angle d’attaque pour les acteurs malveillants”
Les raisons qui poussent l’intérêt pour la triche sont variées. D’abord, le genre du jeu joue un rôle : les MOBA affichent seulement 0,3 recherche pour la triche, alors que les jeux de tir culminent à 23 recherches en moyenne. Ensuite, le type de système anti-triche semble également influencer la curiosité vis-à-vis de la triche. Les jeux utilisant un programme opérant au niveau du noyau du sytème d'exploitation connaissent une curiosité moindre, avec une moyenne de 20 recherches. À l’inverse, les titres utilisant des logiciels anti-triche au niveau utilisateur, plus facilement contournables, ont une moyenne de 35 recherches.

Au-delà du mécontentement provoqué au sein de la communauté, une haute propension à tricher pose des problèmes importants en termes de cybersécurité. Ce point a été souligné par l’étude :
Le volume élevé de recherches concernant la triche dans des jeux tels que Call of Duty représente un angle d'attaque pour les acteurs malveillants. Étant donné que les cheats exigent forcément que les utilisateurs désactivent leur logiciel antivirus et accordent des autorisations de haut niveau, le volume élevé de recherches pourrait servir de canal pour distribuer des logiciels malveillants, tels que des voleurs d'informations et des chevaux de Troie d'accès à distance.
Aucune réponse définitive n’est apportée par l’étude sur cette problématique. Une chose est cependant sûre : pour la sécurité des joueurs, il faut réussir à diminuer la “culture” de la triche au sein des jeux compétitifs.