Les adaptations de jeux vidéo au cinéma sont à double tranchant : soit ça passe, soit ça casse. Il y en a qui ont cartonné comme Super Mario Bros en 2023 ou quelques films Pokémon. D’autres en revanche… ont complètement flop ! Un en particulier m’a tellement déçu, au point de me faire détester le lore alors que je l’adorais.
Si vous êtes un fan d’horreur, vous connaissez certainement le survival-horror Five Nights at Freddy’s. J'adorais vraiment ce jeu plus jeune et je garde de très bon souvenirs, comme la fierté après avoir passé la première nuit ou le fait de réussir à esquiver des animatroniques. J'aimais aussi le lore complètement glauque avec ces histoires d'enfants morts qui hantent les animatroniques. Mais lorsque j'ai vu les films, la vision que j'avais de la franchise a littéralement changé !
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Five Night's at Freddy's : un gameplay simple mais angoissant
Pour rappel, Five Night's at Freddy's, plus communément appellé FNAF, est une série de jeux indépendants créée en 2014 par Scott Cawthon. Dans le premier opus, on incarne Mike Schmidt, un gardien de nuit dans la pizzeria abandonnée de Freddy Fazbear qui doit veiller sur les animatroniques du restaurant qui deviennent agressifs la nuit. Le principe du jeu jeu est simple : il va falloir survivre à 5 nuits en étant coincé dans un bureau (tout en surveillant les animatroniques via des caméras de surveillance et en se défendant en fermant les portes quand ils se rapprochent trop). Problème : l'énergie est limitée ! Et c'est bien ce qui fait tout le sel du premier FNAF.
C’est un univers qui a fasciné plus d’un joueur : des centaines et des centaines de youtubeurs et de streamers partagent des vidéos de leur parties et c'est à travers ce genre de vidéo que j'ai commencé à m'interesser au jeu. L’ambiance est assez sombre : les bruits étranges qui émanent des animatroniques, comme le fameux “dum dum dam” de Foxy, annoncent une mort imminente. Je me souviens encore du stress intense que j'avais lorsque j'entendais cet onomatopée effroyable. Les parties sont très angoissantes : on sait que l'on va se faire traquer par des monstres. Le plus effrayant ? Lorsque les animatroniques vous attrapent et font une apparition soudaine, accompagnée d'un horrible cri.
La frustration est immense, j'ai passé plusieurs jours bloquée à la quatrième nuit (plus les nuits avancent et plus les animatroniques deviennent féroces). Fort heureusement, le jeu sauvegarde la progression et ne reset pas dès le départ, sinon j'aurais été dégoûtée. Mais globalement, j'en garde de bons souvenirs. Récemment, j'ai redécouvert le jeu sur Roblox, auquel le mod multijoueur a été ajouté. Et je trouve les parties encore plus savoureuses car la stratégie mise en place en équipe rend les parties bien plus simples et fun à jouer ! Mais ce lore glauque a été attendri par son adaptation cinématographique... et quel dommage.
Freddy, un nounours tout mimi
Five Night’s at Freddy’s compte deux films réalisés par Emma Tammi, le premier sorti en 2023 et le deuxième sorti fin d’année 2025. Il récolte de terribles notes sur les plateformes et agrégateurs de notation, et c’est en mon sens complètement mérité ! Sur Rotten Tomatoes, la critique note le film a 33%, les commentaires qui reviennent le plus souvent ? Un rythme lent, prévisible, enfantin, parsemé d’un humour fade et surtout, une dissolution complète de l’horreur. Et que dire de Five Night’s at Freddy’s 2, un véritable massacre ! Toujours sur Rotten Tomatoes, la critique note ce second opus à 16%, même si le public qui a noté semble avoir apprécié, puisqu’il obtient la très bonne note de 84%.
L’élément qui m’a le plus troublé dans le deuxième film : les animatroniques deviennent… gentils ?! Je ne l’avais pas vu venir. Dans le lore, ils sont constamment hostiles et violents, le gameplay est plus qu'angoissant, en bref ils font peur. Dans l’adaptation, le “pouvoir de l’amitié” entre Abby et la marionnette rend les animatroniques mignons, voire littéralement des alliés. Imaginez vous regarder Silent Hill et voir Pyramid Head et les Nurses devenir soudainement les amis des protagonistes. On s’éloigne complètement du lore. Bon après, j’aurais pu m’en douter, l’âge minimum pour aller voir ce film était de 13 ans, le classant ainsi dans la catégorie d'œuvres enfantines, adolescentes qui est clairement le public visé.