Les prétendants au trône de Pokémon se multiplient, chacun avec ses promesses et ses ambitions. Pourtant, malgré des mécaniques bien rodées et des inspirations assumées, certains détails font encore la différence. Après plusieurs heures passées sur Aniimo, l’un des derniers concurrents en date, un constat s’impose. Et il tient à un élément aussi fondamental qu’intangible : l’identité visuelle des créatures.
J’ai passé plusieurs heures sur Aniimo, et Pokémon a une énorme longueur d’avance sur ce point
En juin dernier, en pleine période du Summer Game Fest, on a fait la connaissance d’un nouveau titre prénommé Aniimo. Derrière ce nom qui ne cache aucun mystère se trouve ni plus ni moins qu’un énième concurrent de Pokémon, mais avec des « animaux ». Avant lui, c’était Palworld qui avait endossé ce rôle. À l’image des Pokémon laissés à la Pension, ces prétendants n’ont de cesse de se multiplier depuis quelque temps.
Bien qu’on puisse lever les yeux au ciel en voyant débarquer un clone supplémentaire, on meurt tout de même d’envie de voir s’ils sont capables ou non de venir titiller la franchise de Game Freak. En janvier dernier, une opportunité s’est présentée à nous ! Pendant quelques jours, on a eu accès à la seconde bêta fermée d’Aniimo, et on en a fait suffisamment le tour pour vous en parler plus en détail dans un article dédié.

Mais, globalement, si Aniimo a compris comment reprendre les codes des free-to-play et des titres qui ont cartonné ces dernières années, il n’a pas encore trouvé la recette pour me surprendre… Après, si vous adorez les jeux dans la lignée de Genshin Impact, The Legend of Zelda : Breath of the Wild et, bien évidemment, Pokémon, vous pourriez y trouver votre compte, car Aniimo a tout de même des spécificités qui méritent que vous y jetiez un coup d’œil.
En tout cas, celui qui sera capable de détrôner Pokémon ne semble toujours pas né. Malgré les nouvelles propositions qui peuvent émerger (Temtem, Palworld, ...) et la concurrence des grosses licences (Digimon — avec Digimon Story Time Stranger —, Monster Hunter — notamment Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection, que nous avons récemment essayé —), Aniimo m’a aussi rappelé que Pokémon avait une longueur d’avance sur ce point.

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Aucun Pokémon-like n’a réussi à détrôner le maître Game Freak en matière de designs de créatures
L’un des soucis liés à la recrudescence des Pokémon-like venus d’Asie — Palworld est développé par le studio Pocket Pair (Japon), Aniimo par Pawprint Studio (Chine) et DokeV (oui, ça fait longtemps !) par Pearl Abyss (Corée du Sud) —, c’est qu’ils donnent parfois davantage la sensation d’être des clones les uns des autres que de véritables alternatives à la série de Game Freak. Dans mes souvenirs, lors de la révélation mondiale d’Aniimo, j’ai cru qu’il s’agissait de Palworld. Ou, du moins, d’un nouveau contenu pour le jeu, voire d’un spin-off intégrant une mécanique d’incarnation des créatures.

Ce qui peut être dérangeant au premier abord, c’est l’esthétique du jeu, notamment celle de ses petits monstres de poche. Dans Aniimo, il y a quelque chose qui m’a instantanément gêné : ce côté trop lisse des créatures à collectionner, comme s’il existait en filigrane un aspect « généré par intelligence artificielle ». En réalité — et c’est peut-être un peu triste à dire —, j’ai l’impression qu’il n’y a que Pokémon pour proposer des designs de créatures à la fois cohérents avec son univers et véritablement authentiques.
Oui, dans un sens, la franchise Digimon a prouvé qu’elle pouvait créer des créatures marquantes, mais je cible surtout le manque d’identité que l’on retrouve chez certains pseudo-concurrents qui essaient de se tailler la part du lion. Néanmoins, je ne mets pas les choix de conception des Pokémon sur un piédestal, car il y a des générations qui ont su davantage briller que d’autres. À titre personnel, j’ai toujours eu du mal avec la cinquième génération de Pokémon, même si je reconnais qu’il y a une poignée de monstres d’Unys qui ont su s’imposer parmi toutes les espèces de la franchise.

Alors, oui, on peut dire ce que l’on veut — notamment que Pokémon a peut-être du souci à se faire face à la multiplication de ses héritiers (plus ou moins originaux) —, mais aucun n’arrive à l’imiter à la perfection ou à jouer à armes égales dans le domaine des designs. Chez Game Freak, malgré de légères baisses d’inspiration, cela reste une constante, et c’est aussi pour ça qu’un frisson nous parcourt à chaque fois que l’on s’apprête à découvrir les starters d’une nouvelle génération, ainsi que l’intégralité — évolutions comprises — d’un nouveau Pokédex.