Des amis, des sorts, des monstres et un fun immédiat : ce jeu indé explose les compteurs. Plus de 500 000 ventes en une semaine, mais parviendra-t-il à transformer l’essai sur le long terme ?
Les jeux coopératifs à l’ambiance horrifique semblent plus populaires que jamais. Après Lethal Company, Phasmophobia ou REPO, un nouveau prétendant fait sensation : YapYap. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il frappe fort : plus de 500 000 copies vendues en seulement une semaine !
Un mix de fun et d’horreur parfait à jouer ou à regarder
Dans un message Steam, les développeurs ont tenu à remercier les joueurs :
Vous avez été bien plus nombreux que nous ne l'aurions imaginé, et cela a été vraiment incroyable à voir ! Toute l'équipe de Maison Bap vous est extrêmement reconnaissante pour votre soutien incroyable !
Ce chiffre, très impressionnant pour une production indépendante à petite échelle, se comprend dès qu’on plonge dans l’expérience que propose YapYap. A l’inverse de REPO, vous et vos amis devez détruire un maximum de choses dans la tour d’un archimage rival. Pour cela, vous pouvez compter sur une multitude de sorts que vous activez par votre voix, comme dans Mage Arena. Le côté horreur vient des créatures qui rôdent dans les couloirs pour protéger les lieux : entre les gobelins, les armures hantées et les araignées géantes, il y a beaucoup de mobs qui veulent votre mort.

Vous l’avez compris, YapYap réunit tous les ingrédients pour créer rapidement du fun et des moments forts, malgré une recette que l’on commence à connaître. Les parties sont courtes et les mécaniques simples mais très efficaces. Le jeu crée des situations absurdes et tendus qui sont parfaites pour le stream. Les chiffres sur Twitch semblent confirmer cet engouement : plus de 40 000 spectateurs ont regardé des parties de YapYap au même moment ce mercredi 4 février, et le jeu tourne autour du pic de 30 000 spectateurs simultanés chaque jour depuis sa sortie.
YapYap : un succès éphémère ?
À l’instar de Lethal Company, REPO, Peak ou Phasmophobia, YapYap s’inscrit dans ce que certains appellent le “friendslop” : des créations indés amusantes, simples d’apparence et souvent abordables, qui servent autant de lieux de socialisation que de jeux vidéo. Ce côté léger est en réalité leur plus grand atout : ils font ressentir rapidement, et de manière collective, la peur, le rire ou la surprise. Faciles à prendre en main et peu coûteux, ces titres attirent un large public. Et grâce au contenu généré par la communauté (streams, vidéos, clips), ils bénéficient presque sans effort d’un cercle vertueux de popularité.

Comme dans tout genre très représenté, il est difficile pour un jeu de se faire une place dans la durée. Les titres du type “friendslop” sont particulièrement exposés à l’effet feu de paille, et YapYap n’échappe pas à la règle. Des jeux comme Phasmophobia ou Lethal Company ont réussi à durer grâce à l’ajout régulier de contenu officiel et à la facilité de créer des mods, renouvelant sans cesse l’expérience. Dans leur message sur Steam, les développeurs de YapYap promettent de “planifier du contenu sympa”. Reste à voir si cela suffira à assurer la pérennité du titre.