Lors d’un séjour exclusif au sein des quartiers généraux de Nintendo à Francfort, nous avons eu l’opportunité de poser les mains sur le Virtual Boy. Cette console mythique, restée célèbre pour son échec commercial retentissant, refait surface en 2026. Retour sur une immersion en rouge et noir au cœur de l’histoire.
Le Virtual Boy reste gravé dans la mémoire des joueurs comme le revers le plus marquant de la firme kyotoïte. Lancée en 1995 et boudée par le public, cette machine à l'esthétique singulière promettait une révolution de la réalité virtuelle qui n'a malheureusement jamais convaincu les foules. Nous avons pu redécouvrir ce vestige technologique directement chez le constructeur, en amont de sa sortie, le 17 février prochain.
Nintendo : une immersion dans leurs bureaux
L'invitation nous a menés jusqu'à Francfort, où l'atmosphère de Nintendo nous attendait pour une session de jeu. Au milieu des bornes présentant les nouveautés à venir, le Virtual Boy trônait comme une relique, rappelant une époque d'expérimentations audacieuses. Sa structure, montée sur un trépied, exige une posture particulière qui souligne immédiatement l'inconfort ergonomique ayant contribué à sa chute précoce.
Commercialisée pendant seulement six mois au Japon avant d'être retirée du marché, la console n'avait jamais officiellement foulé le sol européen, avec moins d'un million d'exemplaires vendus à l'échelle mondiale. Cette rareté rend l'essai d'autant plus précieux pour tout passionné de l'industrie vidéoludique. Derrière les visières opaques, on découvre un affichage monochrome rouge sur fond noir qui, bien que surprenant par sa netteté initiale, fatigue rapidement le regard et peut provoquer des nausées pour les utilisateurs les plus sensibles.
De Wario Land à Mario Tennis : un catalogue contrasté
Parmi la poignée de titres disponibles sur la plateforme, Wario Land s'impose véritablement comme la perle rare de ce support mal-aimé. Le titre exploite intelligemment la profondeur de champ en permettant au personnage de naviguer entre l'avant-plan et l'arrière-plan, offrant ainsi une réelle plus-value à la technologie 3D de l'époque. C'est l'un des rares logiciels qui parvient à justifier l'existence de cet attirail complexe en créant une sensation de volume convaincante pour les amateurs de plateformes.
À l'inverse, d'autres expériences comme les simulations sportives laissent un goût plus amer. Sur Virtual Boy, l'action devient parfois confuse à cause des effets visuels et de la palette de couleurs restreinte, rendant la lecture du jeu ardue lors des phases compétitives. Malgré une volonté évidente d'innovation, la majorité des productions peinent à transcender les limitations techniques du matériel, confirmant que le Virtual Boy demeure aujourd'hui davantage un objet de curiosité pour collectionneurs qu'une plateforme de divertissement pérenne.