Ce film d’horreur japonais tiré d’un jeu vidéo indépendant minimaliste vient de pulvériser les records sur les agrégateurs de critiques. Malgré une distribution internationale encore restreinte, ce long-métrage oppressant sur un couloir de métro infini a séduit la presse spécialisée par sa mise en scène novatrice, décrochant un score de satisfaction frôlant la perfection.
Alors que les superproductions hollywoodiennes accaparent habituellement l’attention médiatique lors des transpositions de licences vidéoludiques, une œuvre bien plus singulière est en train de marquer l’histoire du genre. Intitulé Exit 8 (Hachiban Deguchi), ce film japonais sorti en 2025 a réalisé l’exploit de grimper à 97 % d’avis positifs sur le site de référence Rotten Tomatoes, s'imposant ainsi comme l’adaptation de jeu vidéo la mieux notée de la plateforme.
Une boucle temporelle angoissante transcendée par une réalisation immersive
Basé sur le titre viral développé par Kotake Create, le film est dirigé par Genki Kawamura qui a su métamorphoser la mécanique répétitive d'un "walking simulator" en une narration complexe sur la culpabilité. Le scénario enferme le protagoniste, interprété par la star Kazunari Ninomiya, dans un passage souterrain stérile où il doit impérativement repérer des anomalies environnementales pour espérer briser la boucle et trouver la sortie.
First trailer for ‘EXIT 8’, a new film based on the video game.
— DiscussingFilm (@DiscussingFilm) February 5, 2026
The film follows a man trapped in an endless sterile subway passageway as he sets out to find Exit 8.
In theaters on April 10. pic.twitter.com/tKB5Q5h1uw
L'acteur principal, lui-même joueur, s'est impliqué dès l'étape de l'écriture pour garantir que la logique de l'enfermement reste cohérente malgré les contraintes d'un décor unique et répétitif. Cette fidélité structurelle a été saluée par Jonathan Romney de Screen International, qui décrit l'œuvre comme "un rare film basé sur un jeu qui a réellement la sensation d'un jeu, avec des règles déconcertantes" et prédit qu'il atteindra un statut culte au-delà du Japon.
Un phénomène critique et commercial en route vers l'Occident
Loin de se cantonner à un succès d'estime confidentiel, le long-métrage a généré plus de 5,2 milliards de yens sur l'archipel nippon, signant le meilleur démarrage de l'année pour un film en prise de vues réelles dans son pays d'origine. La critique internationale applaudit cette performance inattendue, à l'instar de Clarence Tsui du South China Morning Post qui souligne comment le réalisateur a transformé une prémisse simple en un thriller psychologique explorant la rédemption humaine.
Watched four movies on the flight.
— HIDEO_KOJIMA (@HIDEO_KOJIMA_EN) January 15, 2026
First one was“Exit 8.” How do you turn a game built around “loops” into a movie? Ah, so that’s how they do it. Next, “Frontline.” An event that’s still vivid in our memory. It’s a tough subject, but very well executed. A film that deserves more… pic.twitter.com/U0gwc6T74R
De son côté, Meagan Navarro de Bloody Disgusting note que le film "trouve l'innovation en explorant la structure du jeu" pour créer une expérience immersive où le spectateur scrute l'écran à la recherche d'indices aux côtés des personnages. Après avoir reçu une ovation de huit minutes au Festival de Cannes et remporté le prix de la meilleure affiche, cette production distribuée par Neon s'apprête à sortir en Amérique du Nord en avril 2026 alors qu'il est sorti en septembre dernier chez nous.