The Descent : Un chef-d'œuvre de l'horreur britannique qui pourrait inspirer un jeu vidéo immersif

Titre original : Ce film d'horreur ferait un jeu vidéo exceptionnel, mais je serais incapable d'y jouer !

Peu d’œuvres cinématographiques peuvent se vanter d’avoir, en leur temps, redessiné les contours d’un sous-genre, voire d’un genre, par leur radicalité et leur vision. Ce fut le cas d’un film sorti tout droit de l’imagination horrifique d’un réalisateur ayant officié plus tard sur Game of Thrones et Westworld. Je rêve d’un jeu vidéo adapté de cette plongée sous terre, mais je serais incapable d’y jouer.

The Descent, un film de Neil Marshall

The Descent, réalisé par Neil Marshall, reste un jalon incontournable du cinéma d’horreur britannique. Sorti en 2005, ce film se distingue par son approche viscérale du survival en milieu confiné, un genre qui trouve ici une de ses références majeures. N. Marshall, alors jeune réalisateur, impose un style nerveux et maîtrisé qui a contribué à faire du film un classique pour les amateurs de sensations fortes. Le casting, mené par un groupe d’actrices convaincantes, participe à l’immersion sans jamais tomber dans l’exercice de style : la performance collective est au service du film.

À sa sortie, The Descent a été salué pour son efficacité et son audace, recueillant une réception critique majoritairement positive avec un score presse de 87% sur Rotten Tomatoes. La critique apprécie en particulier son rythme et sa direction d’actrices. Depuis, sa réputation n’a fait que grandir, au point de devenir un film culte pour les fans d’horreur. En 2026, le film a bénéficié d’une restauration 4K, présentée au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer. Ce fut une occasion en or de redécouvrir ce classique dans des conditions optimales.


L'histoire de The Descent

En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu’elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu’elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles… - (33e Festival international du film fantastique de Gérardmer)

Ce film d'horreur ferait un jeu vidéo exceptionnel, mais je serais incapable d'y jouer !

Un plaisir coupable pour les claustrophobes

Ma première rencontre avec la filmographie de Neil Marshall s’est faite dans une salle plongée dans le noir à l’université avec deux amis sur l’écran d’un ordinateur portable. Ma surprise fut grande en découvrant The Descent, et pourtant il manquait un petit quelque chose… le grand écran. 20 ans et une restauration en 4K plus tard, j'ai eu la chance de revoir ce film d'horreur dans des conditions optimales à la 33e édition du festival international du film fantastique.

La créature filmique de N. Marshall vous immerge dans un univers où la claustrophobie y est viscérale avec ses tunnels étroits, son obscurité omniprésente et ses espaces toujours plus réduits. Petit problème… je suis claustrophobe. Autant dire que l’expérience devient particulièrement âpre pour quelqu’un comme moi. Malgré cette peur qui m’a de nouveau pris aux tripes en 2026 à Gérardmer, je suis resté scotché à mon siège 100 minutes durant, oscillant mentalement entre effroi, sidération et admiration.

Claustrophobie : peur maladive des espaces clos. - (Larousse)

Ce film d'horreur ferait un jeu vidéo exceptionnel, mais je serais incapable d'y jouer !

The Descent, c’est aussi une mise en scène maîtrisée faite de cadrages ultra serrés, d’une caméra au plus proche des corps et d'un manque naturel de lumière. Le contraire aurait desservi la plongée sous terre de ce groupe de six filles confrontées à leurs propres peurs et au monstrueux. D’ailleurs, l’horreur se veut avant tout psychologique. Elle se nourrit autant des traumatismes des protagonistes, crédibles et parfaitement caractérisés, que de ceux des spectateurs. Les créatures qui rôdent dans l’obscurité ne sont pas en reste et marquent durablement l’esprit par un design simple et dérangeant et leur introduction tardive qui laisse le temps à notre cerveau d’imaginer le pire.

Je suis persuadé que The Descent ferait un excellent matériau source pour un jeu vidéo d’horreur. Un environnement propice à la désorientation constitué d’espaces confinés et d'embranchements, le manque de sources de lumière comme mécanique de gameplay centrale (Outlast) et une dimension psychologique forte avec ses hallucinations, ses voix intérieures et ses sons trompeurs (Hellblade : Senua’s Sacrifice) en feraient instantanément un maître de l’horreur vidéoludique. En réalité virtuelle, l’immersion serait totale.

Ce film d'horreur ferait un jeu vidéo exceptionnel, mais je serais incapable d'y jouer !

Où voir The Descent et sa version 4K en France ?

Chez nous, The Descent est disponible en streaming exclusivement via Ciné+ OCS sur Orange TV, Canal+ ou encore Amazon Prime Video. Côté format physique, le film revient en 4K Ultra HD Blu-ray avec une édition annoncée pour le 29 avril 2026, incluant un steelbook et des bonus. Cette sortie suit sa restauration en 4K et permet de redécouvrir le film dans une qualité visuelle nettement améliorée.