Animal Crossing : L'appel à une dynamique sociale plus authentique dans le prochain opus

Titre original : Je suis frustrée par l'élément le plus important d'Animal Crossing… et le prochain jeu doit le régler

Animal Crossing: New Horizons s’est imposé comme le roi incontesté des cosy games, écrasant tout sur son passage avec ses visuels léchés et sa boucle de gameplay relaxante. Pourtant, derrière ce succès pharaonique, une partie de la communauté ne peut s’empêcher de ressentir un grand vide.

Animal Crossing : New Horizons est un monstre commercial, un colosse inébranlable dans la cour des cozy games. Depuis ses débuts sur GameCube, la promesse de la franchise était pourtant d'une humilité touchante : vous n'étiez qu'un habitant parmi d'autres dans un village qui tournait très bien sans vous. Aujourd'hui, si certains trouvent l'expérience relaxante, d'autres la jugent mortellement ennuyeuse. Moi, j'adore Animal Crossing. Je le trouve prodigieux dans sa capacité à fixer des objectifs sans jamais imposer de pression. La pêche, le grind, le craft, les voyages... j'adhère à l’ensemble. À une exception près : les habitants. Car ici, on contrôle tout, sauf l'essentiel : une dimension sociale vivante.

Ce qui manque avec Animal Crossing ?

Dans New Horizons, ce que j'ignore le plus, ce sont paradoxalement ceux qui donnent leur nom au jeu. De nombreux joueurs trouvent les villageois lobotomisés. Difficile de leur donner tort : voilà des jours que la plupart m’interpellent uniquement pour m’apprendre des mimiques. Pire, le village est une sorte de prison dorée : ils ne peuvent plus déménager sans votre accord explicite. C'est une prise d'otage bienveillante où rien ne bouge sans votre validation divine. On ne vit plus avec eux ; on les collectionne et on les dispose sur la carte comme des lampadaires pour satisfaire notre obsession de la symétrie.

Je suis frustrée par l'élément le plus important d'Animal Crossing… et le prochain jeu doit le régler

Une lobotomie conversationnelle

Le symptôme le plus grave reste l'aseptisation des échanges. Dans New Horizons, les habitants sont perpétuellement, uniformément gentils. Leurs dialogues tournent en boucle autour d'observations superficielles sur la météo ou votre tenue. Même les personnalités censées être versatiles ou grincheuses sont adoucies à l'extrême pour coller à cet esprit "ultra cosy". L'interaction n'est plus qu'une formalité administrative pour obtenir un plan de bricolage. J'ai sondé les réseaux pour voir si j'étais la seule, et le verdict est sans appel :

Si les habitants avaient des conflits et de vraies interactions entre eux, cela me donnerait l'occasion de prendre parti. J'aimerais même qu'ils aient une dent contre moi lors de notre première rencontre. Ils ne me connaissent pas, ils ne me font pas confiance : je devrais avoir à mériter cette confiance. Je veux simplement que l'aspect "vie en communauté" soit plus important que le sentiment d'être un dieu au milieu de fourmis. - Utilisateur Reddit

C'est ça. Toute vie communautaire implique des frictions. Il faut du drama. C'est tout ce que je demande : quelques ragots à ébruiter, des rumeurs à étouffer, et des camps à choisir lors d'une querelle de voisinage. Pour que ces mignons petits personnages retrouvent de l'intérêt, ils doivent cesser d'être des accessoires de décoration. Nintendo, pour le prochain opus, pitié : laissez nos voisins nous détester un peu. C'est le seul moyen pour qu'on les aime vraiment à nouveau.