Arknights: Endfield, un nouveau challenger dans l'univers des jeux gacha en 2026, se démarque de Genshin Impact par son gameplay innovant et son esthétique unique

Titre original : Arknights: Endfield n’est pas un clone de Genshin Impact, et c’est précisément ce qui fait la différence en 2026

Alors qu’Arknights domine le marché des jeux mobiles depuis 5 ans, ses créateurs ne veulent pas se contenter de ce succès et s’apprêtent à lancer Arknights Endfield. Dans la lignée de Genshin Impact, le titre se veut être un Action-RPG gratuit en monde ouvert qui compte bien se démarquer de la concurrence avec des arguments originaux. Alors, est-ce qu’Arknights Endfield a ce qu’il faut pour se faire un nom dans le marché hyper concurrentiel des gachas AAA ?

Contexte

L'article qui suit est une retranscription du vidéo test disponible en haut de page. Vous pouvez consulter notre test écrit complet juste ici.

Sommaire

  • Un contenu impressionnant pour un lancement en 1.0
  • L'un des plus beaux jeux mobiles du marché
  • Une approche véritablement différente des combats
  • Des usines dans un gacha, ça donne quoi ?
  • Arknights Endfield est-il plus généreux que Genshin Impact ?
  • Conclusion

Un contenu impressionnant pour un lancement en 1.0

On vous rassure, vous n’avez rien besoin de savoir sur l’univers de Arknights pour découvrir Endfield et son univers de science-fiction. Ainsi, l’action du titre se déroule sur la lune Talos-II qui a été colonisée il y a plus d’un siècle par des colons venant de Terra, la planète du jeu original. Le problème, c’est que le portail reliant les deux mondes s’est fermé, laissant les colons errer seul dans l’espace et à la surface de la lune. C’est dans ce contexte qu’on incarne l’Endministrator, c’est-à-dire l'administrateur d’Enfield Industries qui se réveille de 10 ans d’hibernation et qui est bien évidemment amnésique. Notre but est alors de participer à la colonisation de Talos-II afin que les colons puissent vivre à la surface en transformant cette région sauvage en une société fonctionnelle. Tout ne sera pas de tout repos et il faudra faire face aux catastrophes surnaturelles, repousser les clans de pillards organisés et résoudre le mystère qui entoure la mission que vous avez lancée avant de vous endormir.

Comme d’habitude avec les jeux-service, il est difficile de jauger la qualité de leur scénario à partir de leur version 1.0, il faudra attendre plusieurs mises à jour pour le déterminer. Néanmoins, on note que l’histoire au lancement repose sur un univers suffisamment solide pour maintenir l’intérêt du joueur tout au long de l’aventure. Et pour le coup, on arrive à en profiter grâce à une bonne traduction qui certes comporte quelques fautes, mais c’est ce qui prouve qu’elle n’a pas été faite sous IA contrairement à d’autres gachas ! Bon par contre, bonne traduction ou pas, on doit quand même faire face à un charabia technologique propre à l’univers industriel du titre, ce qui ne facilite pas à la compréhension de l’histoire. En tout cas, une chose est sûre, c’est que le titre est impressionnant compte tenu de la longueur de son histoire principale de sa version 1.0, même si les modes endgame ne sont pas encore là. Dès la sortie du jeu, on a déjà droit à plusieurs régions à l’atmosphère différente et vous en avez bien pour des dizaines d’heures de jeu avant d’en voir le bout, tout ça gratuitement.

L'un des plus beaux jeux mobiles du marché

Le premier point où Arknights Endfield tente vraiment de se démarquer de la concurrence, c’est bien sur ses graphismes. Endfield reprend le style graphique du Arknights original qui a fait son succès pour le transposer en 3D dans une expérience ambitieuse en monde ouvert. Si Genshin Impact a un style coloré cartoon, Endfield mise sur une esthétique de science-fiction industrielle aux couleurs moins pétantes, mais pour un rendu élégant. Le titre dégage ainsi une vraie identité visuelle unique notamment grâce au travail des textures qui ont un rendu proche de ses artworks et des aquarelles. Cette atmosphère propre à Arknights se perçoit surtout dans les environnements à l’apparence très minérale et aux nuances de gris qui donnent l’impression d’explorer un concept art tant ils sont réussis.

Mais évidemment, ce sont les personnages qui ont fait l’objet du plus grand soin puisque c’est pour eux que les joueurs vont être prêts à payer. De de côté-là, Arknights Endfield ne déçoit pas comme son prédécesseur, avec des designs sophistiqués et originaux et ce sont particulièrement les animations qui en mettent plein les yeux, autant celles en combat que dans les menus. Ce soin apporté à l’esthétique du titre va jusque dans des détails comme l’interface des menus où l’on profite encore mieux des modèles 3D impressionnants des persos. Pour coller à l’esthétique industrielle du titre, on nous propose aussi beaucoup de menus et de textes dans tous les sens… dont on se serait peut-être bien passé. Comme dans tout gacha, mais peut-être ici un peu plus encore, Arknights Endfield a tendance à noyer le joueur dans les menus et sous-menu, ce qui demande un vrai temps d’adaptation.

Une approche véritablement différente des combats

Bon, on va gagner beaucoup de temps en vous disant que Arknights Endfield reprend dans les grandes lignes la formule de Genshin en tant que gacha en monde ouvert. Pour résumer, on évolue dans un monde ouvert en progressant dans l'histoire principale, en améliorant ses personnages et en réalisant différentes activités annexes, mais il y a quelques particularités. Pour ce qui est du monde ouvert, on retrouve différentes zones certes pas immenses, mais qui sont suffisamment nombreuses et surtout variées en termes d’environnement pour ne pas se lasser. Dès le départ, on a une première grande région composée de plusieurs secteurs à l'apparence assez minérales avant de découvrir une somptueuse région couverte de bambous à l’ambiance typiquement chinoise. En revanche, la titre n’a ni paravoile, ni escalade ou grappin et reste une expérience ancrée au sol. Seules les tyroliennes servent de moyen de déplacement rapide dans le jeu et à la manière d'un Death Stranding, on peut se servir de certaines installations d’autres joueurs dans sa propre partie.

Mais la plus grande différence d'Arknights Endfield avec ses concurrents, c'est surtout son système de combat. Si la base du gameplay ressemble à Genshin et consort, la grande particularité d’Endfield c’est que les quatre personnages de l’équipe sont présents en même temps sur le terrain. Au lieu de passer d’un personnage à l’autre comme dans Genshin, les alliés servent surtout ici de strikers, c’est-à-dire qu’on peut déclencher leurs compétences tout en restant sur le même perso. Et avec cette approche radicalement différente de la concurrence, Endfield propose des affrontements au rythme plus lent que la concurrence, mais plus lisibles et surtout satisfaisants par la stratégie des enchaînements qu’on met en place. On profite ainsi mieux de la synergie entre les personnages et de la satisfaction procurée par le team building quand on respecte l’ordre de la rotation optimale sur le terrain. En revanche, on reste sur quelque chose d’assez classique pour la montée en puissance de ses personnages à base d’éléments d’améliorations à farmer tous les jours… sauf pour les équipements qui représentent la grande originalité du titre.

Des usines dans un gacha, ça donne quoi ?

Si Arknights Endfield a autant fait parler de lui, c’est parce qu’il propose une dimension gestion à la Factorio qui en a étonné plus d’un pour un gacha type anime. En plus de coller à l’esthétique industrielle du titre, cet aspect sert à automatiser la récolte et la production de ressources utiles à la progression dont la création d’équipements ! Et ce qui fait toute la différence dans Endfield, c’est surtout que les équipements n’ont pas de statistiques aléatoires et ça, c’est un argument incroyablement fort par rapport à la concurrence. Fini de farmer en boucle pour obtenir l’équipement parfait aux meilleures statistiques, et c’est une vraie charge mentale en moins que les développeurs retirent aux joueurs.

Pour obtenir les matériaux et fabriquer du stuff, on explore le monde à la recherche de gisements de minerais sur lesquels on pose des extracteurs qui, une fois reliés au réseau électrique, amènent les ressources directement au QG. Une fois à la base, à vous de créer le système le plus optimisé possible grâce à un système de tapis pour que les matériaux passent dans chaque machine afin d’obtenir l’objet voulu. Pour pousser le concept encore plus loin, on débloque de nouvelles machines dans un arbre de compétences et même des plans de construction pour reproduire des lignes de production sans se prendre la tête. Une fois que tout fonctionne, on n’a plus trop besoin d’y toucher et on répète l’opération dans la région suivante avec des machines spécifiques à la zone, histoire de renouveler la boucle de gameplay.

Si cela a l’air satisfaisant sur le papier, il va falloir passer par de nombreux tutoriels remplis de textes qui ne sont pas toujours des plus clairs, ni stimulants pour en profiter. Et on doit avouer que plus que dans n’importe quel autre gacha, Arknights Endfield est particulièrement assommant en tutoriels,même si c’est normal vu la complexité de cette mécanique. Mais si vous pensiez que cette dimension gestion est centrale, rassurez-vous, elle est largement dispensable pour simplement avancer dans l’histoire principale. On a l’impression que les développeurs ne voulaient pas décourager les joueurs pas du tout intéressés par cet aspect et qu’ils ont réussi à rendre ce système d’usine secondaire tant qu’on n’attaque pas le endgame.

Arknights Endfield est-il plus généreux que Genshin Impact ?

En tant que gacha, Arknights : Endfield propose un système d’invocations aléatoire pour obtenir des personnages et des armes contre une ressource que l’on obtient en jouant ou en payant avec de l’argent réel. Mais alors, Arknights Endfield est-il plus généreux que Genshin Impact ? Oui et non, car le titre propose un fonctionnement différent de son concurrent. Dans Endfield, au bout de 120 tirages sur la même bannière, vous avez la garantie d'avoir le personnage 6 étoiles, soit le plus haut niveau de rareté. C’est ce qu’on appelle une pity. À titre de comparaison, les productions HoYoverse ont une pity autour des 160 tirages, ce qui rend Endfield plus généreux sur le papier.

Arknights: Endfield n’est pas un clone de Genshin Impact, et c’est précisément ce qui fait la différence en 2026

Si vous n'avez pas eu de personnages 6 étoiles au bout de la 79ème invocation, le 80ème sera un personnage 6 étoiles aléatoire. Sauf qu’il y a 50% de chance qu’il soit de la bannière en cours et 50% qu’il soit de la bannière permanente. Et ça, c’est ce qu’on appelle un 50/50. Et dans le cas où vous “ratez” votre 50/50, votre garantie ne se transfère pas à la prochaine bannière, ce qui est à l’inverse plus punitif que d’autres productions du genre. Enfin, le système est encore plus généreux avec les armes puisqu’une arme de la plus haute rareté est garantie au bout de 40 tirages et celle en bannière est sûre de tomber au bout de 80. Tout ça pour dire qu’il est difficile de trancher définitivement pour savoir si Endfield est plus généreux que Genshin, c’est à vous de le déterminer en fonction de votre vision des choses.

Conclusion

À son lancement en 1.0, Arknights Endfield propose déjà une solide base pour faire face au mastodonte des gachas en monde ouvert comme Genshin Impact et Wuthering Waves. Avec son esthétique industrielle élégante, ses combats tactiques dynamiques et son système d’usine original, le titre de Gryphline a une identité suffisamment forte pour se distinguer et se faire sa place. Pour autant, il faut tout de même s’accrocher pour profiter du potentiel du titre à cause de son charabia technologique, tous ses tutoriels et ses menus qui sont parfois décourageants.

Évidemment, c’est sur le long-terme que l’on juge la qualité des gachas et à l’heure actuelle, il est difficile de donner un avis définitif puisque le contenu end-game n’est pas encore présent par exemple. Néanmoins, à l’heure de sa sortie, Arknights Endfield propose une expérience de qualité suffisamment riche en contenu pour ne pas vous faire perdre son temps si vous voulez vous investir. Et même s’il faudra attendre plusieurs mises à jour pour voir si le titre continue sur cet excellent départ.